Plaque bâchée : la mesure de Tshisekedi ignorée

Malgré leur interdiction depuis 2019 et les rappels répétés du président de la République, les véhicules aux plaques bâchées continuent de circuler librement à Kinshasa.
Selon le constat fait par Authentic360, de nombreux véhicules circulent encore avec des plaques partiellement ou totalement dissimulées sur plusieurs grandes artères de Kinshasa. Cette pratique s’observe généralement sur des véhicules des autorités.
En mars 2019, à la suite d’instructions du président Félix-Antoine Tshisekedi, le commissaire provincial de la Police nationale congolaise à Kinshasa de l’époque, le général Sylvano Kasongo, avait annoncé des mesures strictes contre les véhicules aux plaques voilées.
« Ici je m’adresse aux autorités de la République, c’est-à-dire les ministres et autres autorités, qui doivent savoir que la loi n’a pas de couleur. Nul n’est au-dessus de la loi. Ils doivent enlever les bâches qui recouvrent les plaques d’immatriculation de leurs véhicules », avait-il déclaré.
La mesure avait été prise dans un contexte marqué par la recrudescence de l’insécurité et visait à faciliter l’identification des véhicules par les services de sécurité.
Plus récemment lors de la conférence de presse, le chef de l’État a lui-même réitéré cette interdiction en rappelant.
« Même le fait de bâcher les plaques est interdit. Ils ont été prévenus, ils le savent », avait-il indiqué.
Dans la même intervention, Félix Tshisekedi avait également mis en garde les membres du gouvernement contre toute violation du Code de la route.
« La prochaine fois que vous en avez, veuillez bien noter la plaque et, si vous avez même vu le visage du ministre ou de la ministre, n’hésitez pas à me donner son nom et il va quitter le gouvernement immédiatement », lançait-il en répondant à la question d’un journaliste.
Malgré ces instructions, les plaques bâchées restent visibles sur de nombreux véhicules, alimentant les interrogations sur l’application effective de cette mesure et sur la capacité des services compétents à faire respecter une décision présidentielle vieille de plus de six ans.
Pour les autorités, les plaques d’immatriculation constituent un outil essentiel pour identifier les véhicules, faciliter les enquêtes judiciaires et renforcer la lutte contre la criminalité. La persistance de cette pratique relance ainsi le débat sur l’effectivité des contrôles routiers et sur la nécessité d’une application plus rigoureuse de la réglementation sur l’ensemble du territoire national.
J.L











