Santé : le baiser, entre plaisir et risques

À l’occasion de la Journée internationale du baiser, célébrée chaque 6 juillet, des médecins rappellent que ce geste d’affection, symbole d’amour, d’amitié ou de tendresse, présente à la fois des bienfaits pour la santé et certains risques de transmission de maladies.
Interrogé par Authentic360.cd, Dr Jérémie Okumadi, médecin traitant à l’hôpital SOS Diagnostic, explique que le baiser agit positivement sur l’organisme grâce à la libération de plusieurs hormones.
« Le baiser peut avoir des conséquences bénéfiques, mais aussi néfastes sur la santé. Parmi ses avantages, il favorise la production de plusieurs hormones, notamment la dopamine, qui procure une sensation de bien-être et de plaisir, l’ocytocine, qui renforce l’attachement affectif, ainsi que la sérotonine, qui régule l’humeur. Toutes ces hormones contribuent à consolider la relation entre les partenaires », affirme-t-il.
Toutefois, le spécialiste souligne que le baiser n’est pas sans danger lorsqu’une personne est porteuse d’une infection.
Dans le même sens, le Dr Kambu Bomolo, ophtalmologiste à l’hôpital Kimbanguiste de Kinshasa, rappelle que plusieurs maladies peuvent se transmettre par la salive ou les sécrétions buccales.
« Le baiser peut transmettre la mononucléose infectieuse, souvent appelée « maladie du baiser », l’herpès labial lorsqu’une personne présente un bouton de fièvre, les virus responsables du rhume ou de la grippe et, plus rarement, certaines bactéries responsables d’infections de la bouche ou de la gorge », explique-t-elle.
Pour limiter les risques, elle recommande d’éviter d’embrasser une personne présentant un bouton de fièvre, une infection buccale ou un état grippal. Si l’un des partenaires est malade, il est préférable de suspendre les baisers jusqu’à sa guérison.
Les deux médecins s’accordent ainsi sur un point : le baiser demeure un geste bénéfique pour le bien-être psychologique et le renforcement des liens affectifs, à condition qu’il soit pratiqué de manière responsable et dans le respect des règles d’hygiène.
Blevie-Norah Nsongo










