PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Kinshasa : des jeunes sensibilisés aux enjeux de la biodiversité et de l’agroécologie

IMG_2936

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août, plusieurs jeunes Congolais ont été sensibilisés aux enjeux liés à la biodiversité et à l’agroécologie. L’activité, organisée mercredi 12 août à l’espace Ody’sea Parc, à Nsele, par la Coalition foncière nationale (CFN), en collaboration avec l’International Land Coalition (ILC), sous le thème : « L’inspiration commune de la jeunesse congolaise face à la biodiversité et à l’agroécologie ».

Des jeunes issus de plusieurs structures ont participé à cette rencontre consacrée à l’échange de connaissances et à la recherche d’initiatives communes en faveur de la protection de la biodiversité et du développement d’une agriculture durable.

L’objectif était notamment de mobiliser les jeunes autour des enjeux environnementaux et de les encourager à s’engager dans des initiatives liées à la biodiversité et à l’agroécologie, y compris avec des moyens limités.

Intervenant lors du premier panel, Matufueni Machiavel, secrétaire exécutif de la Ligue des jeunes paysans de la RDC, a insisté sur l’importance de la biodiversité pour l’équilibre des écosystèmes.

« La biodiversité représente la richesse d’un écosystème. C’est l’ensemble de toutes les formes de vie sur Terre, des espèces animales et végétales. On ne peut pas parler d’un écosystème sans la présence des espèces », a-t-il expliqué.

Selon lui, la biodiversité répond à plusieurs besoins essentiels de l’être humain. Elle contribue notamment à l’alimentation, fournit des plantes médicinales et participe à la préservation de la fertilité des sols.

Pour mieux la protéger, il a appelé les jeunes à lutter contre la raréfaction de certaines espèces, notamment en encourageant une exploitation responsable des ressources naturelles et le respect des techniques de gestion des écosystèmes.

Le deuxième panel a porté sur l’agroécologie et la valorisation des pratiques agricoles locales. Josaphat Mbumu a expliqué que l’objectif était de montrer aux jeunes l’importance des méthodes traditionnelles dans la promotion d’une agriculture durable.

« L’idée était d’essayer de montrer aux jeunes comment valoriser nos pratiques locales en matière agricole, afin de réduire les risques liés à certaines pratiques de production et de consommation », a-t-il déclaré.

Il a notamment encouragé la transmission des techniques agricoles ancestrales, citant la jachère comme l’une des pratiques permettant de préserver la fertilité des sols.

« On devrait apprendre aux jeunes les techniques ancestrales pour faciliter la mise en place d’une agriculture durable et responsable. Parmi ces techniques, il y a la jachère, qui permet à la terre de se reposer avant une nouvelle mise en culture », a-t-il expliqué.

À l’issue de la rencontre, les participants ont affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur la protection de la biodiversité et la valorisation des pratiques agroécologiques.

« Nous avons appris beaucoup de choses concernant la protection de la biodiversité et la valorisation de l’agroécologie ancestrale pour protéger les sols, produire de la nourriture et fabriquer des médicaments à partir des plantes. Nous sommes donc obligés de sensibiliser aussi les autres », a déclaré Meda Baya, participante à la rencontre.

Cette activité a ainsi permis à plusieurs jeunes de différentes structures d’échanger sur les enjeux environnementaux et de réfléchir à des actions communes pour mieux protéger la biodiversité et promouvoir une agriculture durable en RDC.

Milca Nlandu

Share with