Kinshasa : les cabines téléphoniques deviennent des points de services financiers

À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, les cabines téléphoniques évoluent progressivement vers de véritables points de services financiers. Initialement consacrées à la vente de crédits de communication, elles proposent aujourd’hui des dépôts et retraits d’argent, des transferts d’argent via téléphone mobile ainsi que la vente d’accessoires pour téléphones, afin de répondre aux nouveaux besoins de la clientèle.
À Bandalungwa, près de la direction Horelise, Samuel Konde fait partie de ces commerçants qui ont diversifié leurs activités. Il explique avoir lancé son commerce avec un capital de 20 dollars américains avant d’élargir progressivement les services proposés dans son shop.
Selon lui, les opérations de dépôt, de retrait d’argent et la vente de crédits constituent aujourd’hui les activités les plus rentables.
« Les services qui rapportent le plus sont les dépôts, les retraits d’argent et la vente de crédits », affirme-t-il à Authentic360.
Face à la multiplication des cabines téléphoniques dans la capitale, Samuel Konde mise sur la qualité du service pour fidéliser sa clientèle.
« Nous attirons les clients grâce aux promotions, à un accueil chaleureux et à la rapidité du service », explique-t-il.
Le commerçant évoque toutefois plusieurs difficultés auxquelles les exploitants sont confrontés au quotidien, notamment les erreurs lors des transactions, les faux messages de confirmation et les risques de vol.
« Le plus grand risque, c’est de composer un mauvais numéro. Il y a aussi les faux messages de confirmation et les vols », indique-t-il.
Malgré cette concurrence, Samuel Konde reste confiant quant à l’avenir de son activité. Il estime que si les cabines dédiées uniquement à la vente de crédits sont en recul, les points offrant des services financiers conservent un fort potentiel.
« Si j’avais 1 000 dollars américains, je ne changerais pas d’activité. J’investirais plutôt dans l’agrandissement de mon shop pour augmenter mon capital », confie-t-il.
Selon lui, les opérateurs de téléphonie encouragent également l’ouverture de ces points de services, dont les activités contribuent à accroître le nombre de transactions réalisées sur leurs réseaux.
S’il reconnaît que le marché est saturé dans certains secteurs, Samuel Konde estime que les services de dépôt, de retrait et de transfert d’argent continueront d’être sollicités par la population.
À Kinshasa, l’évolution des cabines téléphoniques illustre ainsi l’adaptation du petit commerce aux nouveaux usages. Pour rester compétitifs, de nombreux exploitants misent désormais sur la diversification de leurs services, faisant de leurs cabines de véritables points de proximité au service des habitants.
Kezia Buyika, stagiaire UNISIC











