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RDC : une activiste de la société civile plaide pour une paix fondée sur cinq piliers

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L’activiste de la société civile Deborah Nyamugabo appelle à traiter les causes profondes des conflits pour parvenir à une paix durable en République démocratique du Congo. Dans une publication ce vendredi sur X, elle estime que les réponses uniquement militaires ou les accords ponctuels ne suffiront pas à mettre fin aux cycles de violence.

« Tant que nous ne traiterons pas les vraies causes profondes de la guerre, nous continuerons à tourner en rond », écrit-elle.

Selon elle, quatre facteurs sont au cœur des tensions persistantes : la quête identitaire, la quête de terres, la conquête du pouvoir et la convoitise des ressources naturelles. Pour sortir durablement des violences, Deborah Nyamugabo propose une approche structurée autour de quatre « pactes de paix », complétés par un cinquième pilier transversal : la justice, la sécurité et la participation citoyenne.

Le premier pacte porte sur l’identité. L’activiste recommande de construire « une citoyenneté congolaise inclusive », afin de réduire les tensions liées à l’appartenance communautaire, à l’origine ou à l’accès aux droits.

Cette vision défend une citoyenneté fondée sur l’égalité devant la loi et l’appartenance à la nation congolaise, indépendamment de la province, de la communauté ou de l’origine des citoyens.
Aller au-delà de l’approche sécuritaire

Dans son analyse, Deborah Nyamugabo soutient que les conflits ne peuvent être compris sous le seul angle militaire. Les litiges fonciers, les rivalités politiques, les tensions identitaires et la compétition autour des ressources naturelles constituent, selon elle, des facteurs qui se renforcent mutuellement.

La résolution de ces crises exige donc des réponses politiques, sociales et économiques, en complément des opérations de sécurisation. Elle appelle à une action qui s’attaque aux mécanismes alimentant les violences, plutôt qu’à leurs seules conséquences immédiates.

Le cinquième pilier évoqué par l’activiste est transversal. Il repose sur la justice, la sécurité et la participation citoyenne. La justice implique la lutte contre l’impunité ainsi que la reconnaissance et la réparation des préjudices subis par les victimes. La sécurité renvoie à la protection effective des populations civiles et au renforcement de l’autorité de l’État dans les zones touchées par les conflits.
Enfin, la participation citoyenne suppose l’implication des communautés locales, des femmes, des jeunes, de la société civile et des autorités de proximité dans la prévention et le règlement des conflits.

Deborah Nyamugabo défend une paix construite à partir des réalités vécues par les populations. Son message insiste sur le fait qu’aucune solution durable ne peut être obtenue sans une réponse aux frustrations liées à l’identité, à la terre, au pouvoir et aux ressources naturelles.

Pour l’activiste , la paix en RDC doit ainsi reposer sur des mécanismes inclusifs, une justice effective, une sécurité durable et une participation réelle des citoyens aux décisions qui touchent leurs communautés.

Dans l’Est de la RDC, la situation sécuritaire reste préoccupante : les violences armées, les déplacements massifs de populations et les affrontements impliquant plusieurs groupes armés continuent de fragiliser les communautés.

Yvette Ditshima 

 

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