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Santé : l’UNFPA offre une ambulance à l’Hôpital général de référence d’Oicha

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Ce vendredi le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) par le biais de son résident pays Alain Akpadji a remis une ambulance médicalisée et entièrement équipée à l’Hôpital général de référence d’Oicha, dans le territoire de Beni, en province du Nord-Kivu. La dotation de cet engin médical est financée par le FONAREV (Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité), à travers le Programme conjoint des Nations Unies (PNUD, UNICEF, ONU Femmes, BCNUDH et UNFPA, agence chef de file). Ce don s’inscrit dans le cadre des Mesures provisoires d’urgence (MPU).

Selon l’UNFPA, ce dispositif médical vise avant tout à assurer le transfert rapide et gratuit des patients vers des plateaux techniques spécialisés, en particulier les victimes de violences sexuelles liées aux conflits, les femmes enceintes nécessitant une prise en charge obstétricale d’urgence, ainsi que les enfants et les blessés de guerre en état critique.

Avant la remise de cette ambulance médicalisée et entièrement équipée,Les équipes de l’Hôpital général de référence d’Oicha et celles des centres de santé environnants faisaient face à de nombreuses difficultés, telles que : l’évacuation des blessés par balles, des femmes enceintes présentant des complications et des enfants en état critique se heurtait à l’absence de transport médicalisé.

« Chaque jour, la vie de dizaines de patients ne tenait qu’à un fil : blessés de guerre par balles nécessitant des soins chirurgicaux immédiats ; femmes enceintes victimes de complications obstétricales sévères en raison des conditions d’évacuation précaires ; survivantes de violences sexuelles et de tortures nécessitant une prise en charge médicale d’urgence », a-t-on lu dans le communiqué de l’UNFPA.

La remise de cet engin médicalisé intervient alors que la situation humanitaire et sanitaire dans la zone de santé d’Oicha ne cesse de s’aggraver. L’intensification des attaques armées des groupes rebelles, notamment les ADF, sur les axes Eringeti-Kainama et Mbau-Kamango a provoqué un afflux massif de plus de 40 % de personnes déplacées vers Oicha et Beni. À cela s’ajoute la menace biologique liée à la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) qui frappe la région, mettant le système de santé sous une pression sans précédent. Cette situation s’accompagne également de violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, y compris des violences sexuelles liées aux conflits.

Jevic Ebondo

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