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Pacification post-Mobondo : 596 miliciens désarmés, 72 villages déclarés pacifiés

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Le gouvernement congolais fait état d’une évolution positive dans le processus de pacification des zones touchées par le phénomène Mobondo dans le Grand Bandundu. Le ministre délégué chargé des Anciens Combattants, Éliezer Ntambwe, affirme que 72 villages ont déjà été pacifiés, tandis que 596 miliciens ayant remis leurs armes ont été orientés vers Kanyama Kasese.

Lors d’un briefing de presse organisé lundi 17 août à Kinshasa aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, Éliezer Ntambwe a également assuré que les principaux axes routiers de la région retrouvent progressivement leur praticabilité.

« Sans crainte, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables », a-t-il affirmé.

146 armes déjà récupérées

La reddition des combattants constitue l’un des principaux volets de la stratégie gouvernementale. Selon le ministre délégué, 146 armes ont déjà été récupérées et remises aux autorités, tandis que d’autres lots sont attendus.

« Au total, 146 armes ont également été récupérées et remises au ministre de l’Intérieur, et d’autres lots sont en cours. Cette opération constitue une étape importante dans la sécurisation des villages concernés », a déclaré Éliezer Ntambwe.

Le ministre affirme avoir reçu pour mission de poursuivre la sensibilisation des personnes encore présentes dans les zones de brousse afin de les convaincre de déposer les armes.

« Mobiliser ceux qui sont dans la brousse afin qu’ils déposent les armes », résume-t-il comme l’une de ses principales missions.

Au total, 596 miliciens Mobondo ayant remis leurs armes ont été envoyés à Kanyama Kasese, dans le cadre du processus de désarmement et de réintégration.

Un conflit présenté comme foncier

Pour Éliezer Ntambwe, il est important de revenir sur les origines de la crise afin d’éviter de l’enfermer dans une lecture communautaire.

« Il s’agissait d’un conflit foncier et non d’un conflit communautaire », a-t-il précisé.

Le phénomène Mobondo est apparu en 2022 dans le contexte de violences opposant principalement les communautés Teke et Yaka autour de conflits fonciers dans le Grand Bandundu. Les affrontements se sont ensuite étendus à plusieurs territoires, entraînant des morts, des destructions de biens et des déplacements de populations.

Le gouvernement privilégie désormais la reddition, le désarmement et la réinsertion des miliciens, en parallèle des efforts visant à restaurer l’autorité de l’État et la circulation dans les zones affectées.

« Tout Yaka n’est pas Mobondo »

Dans ce contexte, Éliezer Ntambwe appelle également à ne pas confondre une communauté avec le phénomène armé.

« Tout Yaka n’est pas Mobondo », a-t-il insisté.

La pacification annoncée de 72 villages, la récupération progressive des armes et l’orientation de centaines d’ex-combattants vers Kanyama Kasese constituent, selon les autorités, des signes d’accalmie.

Mais au-delà des chiffres, le véritable enjeu reste désormais de transformer cette accalmie en paix durable. La réinsertion des ex-combattants, la sécurisation des axes routiers et le retour de l’autorité de l’État seront déterminants pour éviter une résurgence des violences dans le Grand Bandundu.

Ditsh

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