Masina : au marché Livia, les vendeurs de ketchs de friperie confrontés à la concurrence des chaussures chinoises

Les vendeurs de ketchs de friperie du marché Livia, situé à Masina Petro-Congo, à Kinshasa, font face à une baisse sensible de leurs ventes. En cause, selon eux, la concurrence croissante des chaussures neuves importées de Chine, la hausse du coût d’approvisionnement et la diminution du pouvoir d’achat des ménages.
« Les clients préfèrent désormais le neuf »
Authentic360 est allé à la rencontre de Béatrice, vendeuse de ketchs de friperie depuis sept ans au marché Livia. Elle attribue cette baisse d’activité à deux principaux facteurs : les vacances scolaires et l’arrivée massive de chaussures chinoises à bas prix.
« Je suis dans ce métier depuis sept ans. Ces derniers temps, nous vendons moins de ketchs en raison des vacances scolaires. Depuis que les chaussures chinoises ont envahi le marché et sont proposées à des prix très abordables, les clients achètent moins de chaussures de friperie », explique-t-elle.
Selon cette commerçante, les consommateurs privilégient désormais les chaussures neuves, jugées plus attrayantes et accessibles.
« Avant 2024, nous pouvions vendre une paire de ketchs de friperie à 15 dollars. Aujourd’hui, à ce prix, les clients préfèrent acheter une paire neuve dans une boutique. Les chaussures chinoises sont disponibles dans plusieurs modèles et à des prix adaptés à presque tous les budgets. Désormais, nous vendons surtout des paires à 5 000 ou 10 000 francs congolais, ce qui réduit fortement nos bénéfices », poursuit-elle.
Outre la baisse des ventes, les commerçants dénoncent également l’augmentation du prix des lots de chaussures de friperie.
« Autrefois, un lot coûtait 80 dollars. Aujourd’hui, il faut débourser près de 90 dollars. Cette hausse réduit davantage nos bénéfices. Pourtant, même si le taux de change du dollar a baissé, le prix des lots, lui, n’a pas diminué », déplore Mme Béatrice.
Face à cette situation, elle appelle les grossistes installés sur la 9ᵉ Rue, dans la commune de Limete, à revoir leurs prix afin de permettre aux détaillants de maintenir leurs activités.
Miriam Luasa, stagiaire UNISIC











