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L’ONG La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) a dénoncé, ce lundi 21 septembre, les violences ayant marqué la marche de la coalition de l’opposition C64, organisée le 15 septembre à Kinshasa. Elle affirme qu’un manifestant est mort à la suite des affrontements survenus à Limete.

Dans un communiqué, la VSV rapporte la mort de Manassé Lomboto Bomengola, présenté comme un cadre du parti Action pour la Démocratie et le Développement au Congo (ADD-Congo), proche de l’opposant Prince Epenge. Âgé de 23 ans, il était titulaire d’un diplôme d’État et se préparait, selon l’organisation, à poursuivre ses études en Europe.

La VSV affirme que les manifestants ont été attaqués entre les 10e et 12e rues à Limete par des personnes munies de machettes et d’autres objets. Elle déplore plusieurs blessés et dénonce ce qu’elle qualifie d’« incapacité frisant la complicité » des services de sécurité.

L’organisation estime que ces violences portent atteinte à l’image des autorités en matière de respect des droits humains et d’ouverture de l’espace démocratique.

« On ne peut pas prétendre servir un régime et son Chef tout en lui créant malignement, consciemment ou inconsciemment, des situations à même d’être mal vu en matière de respect des droits humains à travers le monde et en matière d’ouverture de l’espace démocratique », a-t-on lu dans le communiqué.

Ce que recommande la VSV.

Près d’une semaine s’est écoulée depuis la marche organisée par la coalition Article 64, la VSV demande aux autorités de « prendre en charge les obsèques du cadre de l’ADD-Congo décédé pour avoir exercé son droit de manifester et indemniser sa famille pour les préjudices subis », « Tout mettre en œuvre pour lutter contre le recours fréquent à la violence en instrumentalisant des jeunes des partis politiques »; « Condamner publiquement et de manière solennelle les actes de violence ayant émaillé les manifestations du 15 septembre 2026 » et « Diligenter une enquête réellement indépendante sur la répression et la perturbation de ces manifestations afin d’en identifier les auteurs, commanditaires et exécutants pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. »

Le mardi 15 septembre, dans les artères de Kinshasa, les militants de la C64 étaient dans la rue. Le cortège qui comprenait les ténors de cette coalition, à savoir Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund a été attaqué au niveau de Limete, à proximité du siège de l’UDPS, par des individus que l’opposition identifie comme membres de la Force du Progrès. Ces affrontements ont poussé la police à tirer des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui n’ont pas atteint le siège de l’ECiDé prévu comme point de chute de la marche.

Rédaction 

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