Maï-Ndombe : une ONG lance un projet agroécologique pour promouvoir une agriculture durable à Nioki

La Maison de solidarité des femmes défenseures (MSFD) a lancé, mercredi 24 juin à Nioki, dans la province du Maï-Ndombe, un projet agroécologique destiné à promouvoir une agriculture durable, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie des communautés locales, en particulier des femmes et des peuples autochtones.
Financée par Agroecology Fund, cette initiative vise à accompagner les agriculteurs dans l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement tout en préservant les terres, les forêts et la biodiversité.
« Le projet agroécologique paysan que nous lançons ce jour est une initiative qui vise à promouvoir une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et adaptée aux réalités des communautés locales. Il permet aux agriculteurs, en particulier aux femmes et aux peuples autochtones, de produire davantage tout en protégeant les terres, les forêts et la biodiversité », a déclaré la présidente de la MSFD, Floxine Bonkuti.
Le projet prévoit notamment la formation des bénéficiaires aux techniques agroécologiques, la distribution d’outils agricoles et de semences adaptées, la création de champs communautaires ainsi que la promotion d’une agriculture sans produits chimiques nocifs. Il comprend également des actions de sensibilisation à la protection de l’environnement et à la valorisation des savoirs traditionnels des peuples autochtones.
Selon Floxine Bonkuti, le choix de Nioki s’explique par la forte présence de populations autochtones vivant essentiellement de l’agriculture, mais également par les défis auxquels elles sont confrontées, notamment l’insécurité alimentaire, la pauvreté et la dégradation des ressources naturelles.
« Nous avons choisi la ville de Nioki et ses environs parce qu’ils comptent une importante population de peuples autochtones et des communautés rurales qui dépendent de l’agriculture pour leur survie. Cette zone fait également face à plusieurs défis, notamment l’insécurité alimentaire, la pauvreté, la pression sur les terres et la dégradation des ressources naturelles », a-t-elle expliqué.
À travers cette initiative, la MSFD ambitionne d’accroître durablement la production agricole, d’améliorer les revenus des ménages, de renforcer l’autonomie économique des femmes et de garantir aux peuples autochtones un meilleur accès à la terre et aux moyens de production.
La présidente de l’organisation a, en outre, appelé les communautés bénéficiaires, les autorités locales et les chefs coutumiers des villages concernés à s’impliquer activement dans la mise en œuvre du projet afin d’en assurer le succès.
Elle a enfin salué l’appui d’Agroecology Fund, grâce auquel ce projet a pu être concrétisé et les besoins des communautés identifiés sur le terrain, notamment les difficultés rencontrées par les femmes pour accéder aux terres cultivables.











