Kinshasa : les collations des grades perturbent la circulation

Les cérémonies de collation des grades académiques organisées vendredi 31 juillet, par plusieurs universités de Kinshasa perturbent fortement la circulation sur plusieurs grandes artères de la capitale, notamment les avenues Kasa-Vubu, Saïo et le boulevard Triomphal.
Des dizaines de véhicules transportant les lauréats et leurs proches occupent plusieurs tronçons de ces axes, provoquant de longues files de voitures et de motos. De nombreux usagers restent bloqués pendant plusieurs heures, tandis que d’autres sont contraints de poursuivre leur trajet à pied.
Sur l’avenue Saïo, la circulation s’effectue au ralenti. Les motocyclistes tentent de se frayer un passage entre les véhicules immobilisés, sous les klaxons incessants, tandis que les passagers des transports en commun manifestent leur impatience.
« Depuis ce matin, l’embouteillage est grave sur cette route de Saïo. Cela fait trois heures que je suis ici. Je ne peux ni avancer ni reculer. Nous sommes vraiment coincés », a témoigné Serge Kasongo, conducteur de moto.
Face à cette situation, plusieurs automobilistes tentent d’emprunter des voies de contournement, notamment en direction de Kin Marché sur l’avenue Saïo. Toutefois, ces itinéraires alternatifs sont également saturés.
Les conséquences se font rapidement sentir pour les passagers, confrontés aux retards, à la fatigue et aux difficultés de déplacement. Certains lauréats et leurs proches abandonnent leurs véhicules pour rejoindre leur destination à pied.

« Nous faisons le trajet à pied parce que la voiture qui devait venir nous chercher ne peut pas arriver jusqu’ici à cause de l’embouteillage. Même si nous sommes fatigués, nous n’avons pas le choix », a déclaré Chandrak Lenga, proche d’un lauréat.
Ces embouteillages entraînent également une hausse des tarifs du transport en commun. Le prix d’une course en moto entre Bandal-Moulart et le rond-point Victoire est passé de 2.500 à 3.500 francs congolais, tandis que le tarif en bus est passé de 1.000 à 1.500 francs congolais. Face aux longues heures d’attente et au risque de rester bloqués dans les bouchons, certains motocyclistes et conducteurs préfèrent suspendre leur activité et rentrer chez eux.
Milca Nlandu











