John Omombo : « Kinshasa choisit la confrontation quand la RDC a besoin d’unité »

Les Forces socialistes progressistes (FSP) ont interpellé, ce samedi, le président de la République, Félix Tshisekedi, après la décision du gouvernement d’interdire les activités de treize partis politiques, dont plusieurs formations proches de l’ancien président Joseph Kabila.
Dans une déclaration publiée sur Facebook, le président des FSP, John Omombo, estime que Kinshasa choisit la confrontation alors que le pays a besoin d’unité.
« Kinshasa choisit la confrontation quand la RDC a besoin d’unité. La vraie réponse à la crise de l’Est, c’est le rassemblement de ses filles et fils, pas la mise au ban de l’opposition », écrit John Omombo.
Selon le dirigeant des FSP, l’interdiction de partis proches de Joseph Kabila, dont les dirigeants sont pour la plupart en exil, ne constitue pas une politique. Il y voit plutôt un signe de faiblesse du pouvoir en place.
« Interdire des partis proches de Kabila, dont les dirigeants sont tous en exil, n’est pas une politique : c’est un aveu d’impuissance. Un pouvoir qui regarde ailleurs pendant que le pays brûle ne protège pas la nation, il la livre au chaos », affirme-t-il.
John Omombo estime que chaque pas vers la confrontation se paie en vies civiles et en années perdues pour le Congo. Pour les FSP, la seule issue demeure une solution politique.
Les Forces socialistes progressistes plaident pour un dialogue véritablement inclusif, accompagné d’une médiation neutre acceptée par toutes les parties prenantes et de garanties pour tous.
« Seule la voie politique est celle de la sagesse. Tout le reste est fuite en avant », estime John Omombo.
Les FSP préviennent et interpellent solennellement le chef de l’État, en lui rappelant sa responsabilité dans la recherche d’une sortie de crise.
« L’histoire retiendra qui a tendu la main et qui a choisi la rupture. Vous détenez les clés de l’avenir du Congo. Ne les jetez pas », conclut le président des Forces socialistes progressistes.
John Omombo réagit après la décision du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, d’interdire les activités de 13 partis politiques, dont le PPRD de Joseph Kabila et l’ADCP de Corneille Nangaa.









