PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Dialogue national : le mouvement « Sauvons la RDC » exige une décrispation politique et judiciaire avant les assises

IMG_3582

Le mouvement « Sauvons la RDC » exige une décrispation politique et judiciaire avant la tenue du dialogue national annoncé par le président de la République. Dans un communiqué parvenu à Authentic360 ce lundi 31 août, cette plateforme de l’opposition pose sept conditions pour un processus qu’elle juge crédible et inclusif.

Parmi ces exigences figurent une médiation « neutre, indépendante et impartiale », une participation réellement inclusive, ainsi qu’un cadre « neutre et sécurisé » garantissant la liberté, la sécurité et l’intégrité des participants.

Sauvons la RDC demande également que les termes de référence, le calendrier et l’ordre du jour soient définis de manière consensuelle par les parties prenantes.

La plateforme exige par ailleurs le respect de la Constitution, notamment de ses dispositions intangibles, ainsi que de l’échéance constitutionnelle de 2028.

La sixième condition porte sur une véritable décrispation politique et judiciaire, considérée comme un préalable au rétablissement de la confiance entre les acteurs.

Enfin, le mouvement réclame un mécanisme indépendant et contraignant chargé de garantir le suivi et la mise en œuvre effective des engagements issus du dialogue.

La CENCO et l’ECC appelées à jouer un rôle de médiation

Sauvons la RDC accorde un rôle central à la CENCO et à l’ECC. La plateforme estime que les deux confessions religieuses doivent assurer une véritable mission de médiation et de facilitation, plutôt que d’être réduites à un rôle de simples modérateurs.

Elle souhaite également l’implication de garants africains et internationaux dans le suivi et la mise en œuvre des éventuelles résolutions.

Sauvons la RDC est un mouvement citoyen et une plateforme de l’opposition réunissant plusieurs figures politiques autour de l’ancien Président Joseph Kabila. Ses membres contestent la gouvernance de Félix Tshisekedi et plaident pour une autre approche de la crise congolaise. Parmi eux figurent notamment Franck Diongo et Claudel Lubaya, actuellement en exil.

La plateforme affirme ne pas rejeter le principe d’un dialogue. Elle se dit favorable à un processus « national, souverain, inclusif et sans exclusive », réunissant l’ensemble des parties prenantes et permettant d’examiner les différentes dimensions de la crise congolaise.

Le dialogue annoncé par Tshisekedi

Le Président Félix Tshisekedi avait annoncé, jeudi 27 août, la convocation d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État » lors de son adresse à la Nation.

Il avait présenté cette initiative comme un processus souverain, conçu par les Congolais et conduit sur le territoire national. Le Chef de l’État avait également annoncé des mesures de confiance et de décrispation politique afin de créer un climat propice aux discussions.

Sauvons la RDC estime toutefois qu’aucune de ses sept conditions n’a été satisfaite dans cette adresse. La plateforme qualifie ainsi le processus annoncé de « non-événement politique » et refuse de cautionner ce qu’elle considère comme un « monologue entre initiés ».

MNM

Share with