PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Denis Mukwege à Tshisekedi : « Je vous conjure une fois de plus à ne pas toucher à notre Constitution »

IMG_1482

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, Denis Mukwege a adressé une lettre ouverte au président Félix Tshisekedi. Dans cette correspondance, le Prix Nobel de la paix appelle le chef de l’État à renoncer à toute initiative visant à modifier la Constitution.

« Je vous conjure une fois de plus à ne pas toucher à notre Constitution et à ne pas compromettre encore davantage l’unité et la cohésion nationale en initiant un référendum dans un contexte où plus de 10 millions de citoyens ne pourraient pas exercer leurs droits politiques et où l’épidémie d’Ebola sévit, fauchant des centaines de vies de nos compatriotes », écrit-il.

Le gynécologue poursuit : « Votre survie politique ne peut prendre en otage plus de 100 millions de Congolais. Il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions, dans l’intérêt général et pour le bien commun de la Nation. »

Dans sa lettre, Denis Mukwege estime également que « la Nation est en crise existentielle et en danger de balkanisation ou d’annexion », tout en soulignant que « la souffrance des citoyens congolais, privés de tout, a franchi le seuil de ce qui est humainement tolérable ».

Face à cette situation, il appelle les autorités à faire de « la restauration de la paix et de la souveraineté du pays, la protection des civils et l’amélioration des conditions de vie, la consolidation de l’État de droit, la lutte contre l’impunité ainsi que l’amélioration de la gouvernance économique » les priorités nationales.

Le débat sur la réforme de la Constitution continue de diviser la classe politique congolaise. Les partisans du changement, regroupés notamment au sein du C4, soutiennent qu’une nouvelle Constitution permettrait de corriger les insuffisances de l’actuelle loi fondamentale. À l’inverse, la coalition C64 s’y oppose, estimant que cette réforme ouvrirait la voie à un maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi au-delà de son mandat actuel.

Jevic Ebondo

Share with