RDC : vers un premier ordinateur quantique congolais

Le professeur Guillit Thomas Dikatuluakila a annoncé ce samedi, lors du colloque scientifique de l’Université chrétienne de Kimpese (UCKIM) dans le Kongo Central, le projet d’un premier ordinateur quantique congolais. Une initiative qu’il présente comme une avancée vers une capacité nationale de traitement de l’information et de développement technologique.
Intervenant sur le thème « Diffusion des technologies quantiques dans l’enseignement universitaire », le professeur, docteur en cybersécurité et enseignant à l’IUT/Polytech Lille – Université de Lille, a expliqué que le projet reposera d’abord sur des algorithmes adaptés au contexte national.
« Ce sont des algorithmes que nous allons utiliser. Il y aura des suites arithmétiques et algorithmiques qui seront des instructions complémentaires par rapport au niveau national », a-t-il déclaré.
Qu’est-ce qu’un ordinateur quantique ?
Un ordinateur quantique est une machine très puissante qui utilise les lois de la physique quantique pour traiter l’information. Contrairement à un ordinateur classique, qui travaille avec des bits valant soit 0, soit 1, l’ordinateur quantique utilise des qubits, capables de représenter plusieurs possibilités en même temps.
Cette capacité lui permet d’explorer plus rapidement certaines solutions à des problèmes très complexes. Il ne remplace pas l’ordinateur ordinaire pour naviguer sur Internet ou rédiger un document, mais il peut être utile dans des domaines comme la cybersécurité, les télécommunications, la médecine, la recherche scientifique et le traitement de grandes quantités de données.
Selon le professeur Dikatuluakila, l’un des domaines d’application attendus de cet ordinateur quantique concerne le traitement de l’information via les réseaux de télécommunications.
Cette orientation suggère une utilisation concrète dans la gestion et l’amélioration des flux de données, un secteur stratégique pour la RDC, où la connectivité et la sécurité des réseaux demeurent des défis majeurs.
Le professeur a également appelé les étudiants à faire preuve de morale dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Pour lui, l’accès aux nouvelles technologies doit s’accompagner d’un sens de responsabilité.
Il a insisté sur la nécessité d’initier les apprenants dès le niveau de base afin de préparer progressivement les universités congolaises à intégrer les technologies quantiques, la cybersécurité et l’intelligence artificielle dans leurs enseignements.
Pour le professeur Dikatuluakila, le véritable défi n’est pas uniquement scientifique. Il est aussi institutionnel et pédagogique.
Son intervention a placé l’enseignement supérieur au cœur de la stratégie : former les étudiants, développer les compétences locales et préparer la RDC à saisir les opportunités offertes par les technologies quantiques
Jevic Ebondo











