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RDC : l’Université chrétienne de Kimpese ouvre l’année académique 2026-2027 sur les mutations technologiques

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L’Université chrétienne de Kimpese (UCKIM) a lancé l’année académique 2026-2027 à travers un colloque scientifique inaugural organisé tout au long de la matinée de ce samedi, sur son site de Kimpese. Placé sous le thème « Penser l’avenir : croiser l’humain, la technologie et les mutations du monde contemporain », ce rendez-vous scientifique a réuni des chercheurs venus de divers horizons.

Au total, quatre panélistes ont pris la parole pour nourrir la réflexion des participants sur les défis liés à l’intelligence artificielle, aux technologies quantiques, à la gouvernance et à la transformation de l’enseignement. Il s’agit notamment du Révérend Baudouin Lenga et professeur Guilit Thomas Dikatuluakila.

Intelligence artificielle et intelligence théocentrique

Le Révérend Baudouin Lenga est intervenu sur le thème « Cybernétique psycho-bioélectronique des neurones du cerveau humain face à la percée de l’intelligence artificielle ». Dans son exposé, il a appelé à une réorientation de l’intelligence artificielle.

Selon lui, il faut associer à l’intelligence artificielle une « intelligence théocentrique croisée ».

« L’intelligence artificielle doit être considérée comme la partie physique ou biologique du cerveau humain, tandis que la partie théocentrique doit s’associer à Dieu, qui, en tant que premier scientifique, mérite d’être considéré comme le centre de toutes les recherches du monde entier », a-t-il soutenu.

Pour le chercheur, l’intelligence artificielle ne repose que sur une vision partielle du cerveau humain et ne peut donc, à elle seule, répondre à toutes les dimensions de la connaissance.

Puissance publique et mutations mondiales

Boaz Mansisa, doctorant en droit et directeur de cabinet du recteur, a abordé le thème « Repenser la puissance publique dans un monde en mutation ». Il a évoqué les crises politico-sécuritaires que traverse le monde et la difficulté croissante de l’État à exercer pleinement son autorité.

« On commence à constater la suppression de l’autorité de l’État. L’État se retrouve dans une situation où il ne peut plus exercer convenablement sa puissance, notamment pour départager le fort et le faible. Nous sommes en train de vivre la guerre en Ukraine ou en Iran. Nous avons voulu sensibiliser à une réappropriation de la puissance publique pour essayer d’équilibrer les forces », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’ambition de l’UCKIM de faire de l’université un espace où les connaissances sont étudiées avec rigueur et où l’innovation devient progressivement une pratique de travail.

Vers une éducation participative

La dernière intervenante, Fatima Zahra Ouariach, est intervenue en visioconférence sur le thème « Les technologies éducatives et la transformation de la communication pédagogique ». Elle a plaidé pour une éducation participative comme nouvelle approche de l’enseignement à l’ère de l’intelligence artificielle.

Selon la décision rectorale lue par Boaz Mansisa, le colloque sera suivi d’un culte ce dimanche dans l’enceinte de l’UCKIM. La reprise des cours est prévue dès lundi.

L’Université chrétienne de Kimpese compte cinq domaines de formation regroupant plusieurs filières : sciences économiques et de gestion, sciences et technologies, sciences agronomiques et environnement, sciences psychologiques et de l’éducation, ainsi que sciences juridiques, politiques et administratives.

Dans le domaine des sciences et technologies, l’institution propose notamment le génie informatique, les systèmes embarqués, la robotique intelligente, les télécommunications et traitement du signal, ainsi que les réseaux informatiques et la cybersécurité.

Jevic Ebondo

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