RDC : Tshisekedi laisse à sa majorité le soin de décider du changement de la Constitution

Vingt-quatre heures après le vote de la loi organique relative au référendum, le président de la République, Félix Tshisekedi, a réuni samedi à Kinshasa sa majorité parlementaire, rassemblée au sein de la plateforme Union sacrée. Le chef de l’État est revenu sur son projet de réviser ou de changer la Constitution.
« Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez », aurait avoué Félix Tshisekedi devant les membres de l’Union sacrée, selon un participant.
La même source a souligné que le président a toutefois remis la responsabilité de l’initiative à sa majorité parlementaire.
« Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité. Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là », a-t-il ajouté.
« J’ai une mission »
Félix Tshisekedi a également rappelé ce qu’il présente comme sa mission à la tête du pays.
« Mais sachez que j’ai une mission : celle de mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable », a-t-il poursuivi.
Le président estime que la réforme constitutionnelle ne doit pas être réduite à la question d’un éventuel troisième mandat. Il avait déjà affirmé, en 2024, que ses propos tenus à Kisangani n’avaient « rien à voir avec un quelconque troisième mandat ».
La détermination de Félix Tshisekedi à réviser ou changer la Constitution avait été réaffirmée le 16 novembre 2024, lors de son meeting à la place de la Poste à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
« Qui est celui-là qui va m’interdire, moi, le garant de la Nation, de le faire ? Il y a eu désorientation sur ce que j’avais dit à Kisangani. Car ce que j’avais dit à Kisangani n’avait rien à voir avec un quelconque troisième mandat », avait-il alors déclaré.
D’un ton ferme, le chef de l’État avait aussi adressé un message aux opposants à cette initiative, tout en assurant que toute révision ou changement de la Constitution passerait par la consultation du peuple congolais.
Yvette Ditshima











