Ituri : un sac et demi de chanvre saisi à Mambasa, la société civile dénonce l’implication présumée d’un militaire

Le parquet de Mambasa, en province de l’Ituri, a saisi un sac et demi de chanvre jeudi entre les mains d’un jeune homme impliqué dans le trafic de drogue dans la cité. Le suspect se trouve aux arrêts et une enquête a été ouverte pour remonter toute la filière, selon des sources au sein de la société civile.
Selon Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur territorial de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), les premières interrogations de l’arrêté révèlent que le propriétaire principal de ces sacs de chanvre serait un militaire de la 31ᵉ brigade, du grade de lieutenant, qui en serait le vendeur.
Pour la société civile, ce n’est plus un secret : le trafic et la vente de drogue seraient devenus un marché normal chez certains militaires à Mambasa.
« C’est pour la nième fois que nous dénonçons la vente des drogues par les militaires dans notre milieu et cela ne prend jamais fin, car il s’observe une impunité dans cette affaire très sensible », dénonce Jospin Paluku Mbowa.
La justice saluée, les enquêtes réclamées
Jospin Paluku Mbowa salue le travail abattu par la justice, tout en exigeant que les enquêtes se poursuivent.
« Nous félicitons la justice pour ce travail et nous voudrions que les enquêtes se poursuivent afin de mettre la main sur toutes les personnes impliquées dans ce marché illicite qui sert de foyer des bandits armés qui sont en train de semer l’insécurité dans le chef-lieu du territoire de Mambasa », déclare-t-il.
Le coordonnateur territorial de la NSCC lance également un appel à la population de Mambasa-centre et de ses environs pour ne plus garder le silence face au commerce de chanvre.
« Nous demandons à toute la population de Mambasa-centre et ses environs de ne plus garder silence face au commerce de chanvre, en signalant auprès des autorités judiciaires ou de renseignements tout cas de vente de chanvre dans les quartiers. Nous voudrions voir la rigueur de la loi dans ces faits et nous allons faire le suivi », ajoute-t-il.
La société civile appelle ainsi la population à briser le silence autour de ce commerce illicite qui alimente, selon plusieurs observateurs, l’insécurité grandissante à Mambasa.
Joël Bakabona, depuis l’Ituri











