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Ituri : hausse de prix du sac de braise dans le territoire d’Irumu

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Le prix d’un sac de charbon de bois, communément appelé « braise », est passé de 28 000 à 35 000 francs congolais (FC) en deux semaines dans les zones d’approvisionnement autour de Komanda, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Cette hausse de 7 000 FC est notamment liée aux difficultés de production pendant la saison des pluies et à l’insécurité dans la région.

Dans les villages producteurs de Ngumata, Mateumba et Mabangili Makayanga, situés à une dizaine de kilomètres du centre commercial de Komanda, les producteurs évoquent plusieurs facteurs à l’origine de cette augmentation.

Les fortes pluies compliquent la production du charbon de bois et l’accès aux fours installés en forêt. L’évacuation des sacs vers les lieux de vente devient également plus difficile.

« Pour sortir un sac de la forêt, il faut le porter à dos d’homme sur plusieurs kilomètres, sous la pluie. Le bois est mouillé et il faut plus de temps pour le carboniser. Tout est devenu difficile », explique Jean Lonjiringa, un producteur rencontré dans la région.

À ces difficultés s’ajoute la peur des incursions des groupes armés, notamment les Forces démocratiques alliées (ADF). Selon Claude Asimwe, un autre producteur, plusieurs jeunes ont abandonné leurs activités en forêt pour se réfugier dans les centres habités à la suite d’une récente attaque attribuée aux ADF, qui a provoqué des déplacements massifs de population.

Cette hausse se répercute également sur le marché de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Selon Justine Mave, une revendeuse de braise rencontrée à Komanda, un sac qui se vendait à 60 000 FC il y a deux semaines coûte désormais entre 65 000 et 70 000 FC à Bunia.

Face à cette situation, les ménages les plus vulnérables appellent les autorités à prendre des mesures pour limiter la hausse des prix de ce produit essentiel à la cuisson, alors que l’accès à l’électricité reste limité dans la région. Ils plaident également pour la sécurisation des zones de production et la réhabilitation des routes de desserte agricole afin de faciliter l’évacuation du charbon de bois et de réduire les coûts de transport.

Joël Bakabona, depuis l’Ituri

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