Kinshasa : les déchets plastiques envahissent la rivière Kalamu

Des bouteilles en plastique et d’autres déchets envahissent la rivière Kalamu, au niveau du pont Simon Kimbangu, sur l’avenue Luanza, dans la commune de Makala, à Kinshasa. Des habitants et des pousse-pousseurs y déversent régulièrement des ordures, transformant cet endroit en dépotoir à ciel ouvert.
Sous le pont, la situation est particulièrement préoccupante. Chaque jour, des riverains et des pousse-pousseurs, communément appelés « bana ya matiti », viennent y jeter leurs déchets. Certaines habitations construites le long de la rivière rejettent également des eaux usées et des matières fécales directement dans le cours d’eau.

Une odeur nauséabonde se dégage de cet endroit, tandis que les bouteilles en plastique et les autres déchets entravent l’écoulement normal de l’eau. Cette insalubrité expose les riverains à des risques sanitaires.
Selon les habitants du quartier, la rivière déborde lors de fortes pluies et provoque des inondations dans certaines maisons. Ils attribuent cette situation à l’accumulation des déchets et à l’absence de curage depuis plusieurs années.

« Depuis qu’ils ont construit ce pont, cette rivière n’a jamais été curée. Nous vivons avec toutes ces poubelles et ces odeurs. Regardez comment les ordures bloquent le passage de l’eau. Nous sommes en danger en cas de fortes pluies », déplore Serge Lengo, un habitant du quartier.
Face à cette situation, Carine Diameso appelle les autorités provinciales à intervenir pour assainir la rivière et protéger les habitants contre les risques sanitaires.
« Nous demandons au gouverneur de la ville de Kinshasa de nous venir en aide pour curer cette rivière. Cela fait des années que nous vivons dans cette situation, qui ne fait que s’aggraver, surtout pour notre santé. Nous sommes exposés aux moustiques et à la typhoïde, et nous respirons toutes ces mauvaises odeurs », déplore-t-elle.
En l’absence d’un assainissement régulier et d’une sensibilisation suffisante des habitants, les dépôts d’ordures continuent de s’accumuler dans la rivière Kalamu, aggravant les risques d’obstruction du cours d’eau et d’inondation des habitations riveraines.
Milca Nlandu










