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Procès Tshiwewe : le ministère public attendu en réplique le 27 août

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La Haute Cour militaire a clôturé, jeudi, l’examen des mémoires uniques de la défense dans le procès du général d’armée Christian Tshiwewe et consorts, avant de renvoyer la cause au 27 août prochain pour permettre au ministère public de préparer sa réplique.

« Nous allons examiner efficacement les différents mémoires afin d’en apprécier la portée et d’y réserver une réplique appropriée, percutante et foudroyante », a déclaré le ministère public, représenté par le général Lucien René Likulia.

Au cours de cette audience, la Haute Cour militaire a entendu les mémoires uniques des conseils du général de brigade John Kabila, du général de brigade Sangwa Muhemedi John et du colonel Mukombozi Zahinda Guy.

La défense du général de brigade John Kabila a notamment contesté la qualité des agents du Conseil national de cyberdéfense (CNC) ayant enquêté et auditionné son client.

« Des gens qui n’ont pas qualité vont enquêter et auditionner à ce sujet. Nous allons marteler sur le défaut de qualité de l’OPJ du CNC et l’absence de mentions substantielles. Détenir quelqu’un pendant 60 jours peut être une garde à vue innommée. Il faut écarter du débat les actes posés par les agents du CNC », a plaidé Me Jeannot Bukoko.

Me Peter Ngomo, autre avocat du général John Kabila, a demandé à la Haute Cour militaire d’ordonner la restitution des objets saisis par le CNC, notamment les téléphones.

« Monsieur le Premier Président, vous allez ordonner que tout ce que le CNC a saisi soit remis, parce que les actes qu’ils ont commis sont illégaux. Vous devez vous saisir de tout ce monde-là, sinon vous ferez deux poids deux mesures. Il ne faut pas attendre la fin du procès, maintenant là même, vous avez le pouvoir de le faire », a-t-il plaidé.

Le conseil du général de brigade Sangwa Muhemedi John a, de son côté, dénoncé les conditions d’arrestation de son client et mis en cause les agissements du CNC.

« Ce n’est pas une arrestation, c’est un enlèvement. Des généraux ont été ramassés à 2 heures du matin, cagoulés et conduits vers une destination inconnue. Ce sont des gens ivres du pouvoir qui agissent sans mandat et sans qualité. C’est une abomination judiciaire. Même des officiers élevés dans l’ordre national ont été cueillis sans gants et mis à la disposition d’un OPJ autoproclamé », a déclaré Me Christelle Munesha.

Le conseil du colonel Mukombozi Zahinda Guy a, pour sa part, demandé que son client soit renvoyé devant son juge naturel, à savoir la Cour militaire. Le colonel Sangwa Lumbu Pathy n’a pas déposé de mémoire unique.

La composition a également enregistré le remplacement d’un juge assesseur. Le lieutenant-général Padiri Bulendwa a prêté serment avant d’intégrer la composition, en remplacement du commissaire principal Alonga Boni.

Le général d’armée Christian Tshiwewe et ses co-prévenus sont poursuivis notamment pour complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

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