PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

La République démocratique du Congo compte 52 095 détenus dans ses prisons, dont 40 260 prévenus et 11 835 condamnés, selon les chiffres présentés le mardi dernier par le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, devant une commission de l’Assemblée nationale.

Sur cet effectif, le ministre a également fait état de 80 femmes accompagnées d’enfants ou de nourrissons et de 27 femmes enceintes. Ces chiffres ont été présentés lors de son audition devant la commission Suivi et Évaluation de l’exécution des lois, des résolutions, des recommandations et des politiques publiques, consacrée notamment à la situation carcérale et aux conditions de travail dans la magistrature.

Selon les données communiquées par le ministre, le pays dispose d’un potentiel de 214 établissements pénitentiaires, dont 116 subventionnés, 24 non subventionnés et 74 non opérationnels. Cette situation, marquée par l’insuffisance des infrastructures fonctionnelles, contribue aux difficultés de prise en charge des détenus, notamment dans les prisons surpeuplées comme celle de Makala, à Kinshasa.

Guillaume Ngefa a également évoqué les difficultés budgétaires et logistiques auxquelles le secteur pénitentiaire est confronté, particulièrement les retards dans le décaissement des fonds destinés à l’alimentation et aux soins médicaux des détenus.

Pour améliorer leur prise en charge, le ministre a annoncé des mesures visant à assainir la gestion des approvisionnements, notamment la négociation d’un partenariat avec le Service national et la révision des contrats de fourniture. Il a également évoqué les travaux de construction de la prison moderne de Mbandaka et des projets de réhabilitation d’autres établissements.

Le gouvernement sollicite un fonds spécial pour la justice

Abordant la situation de la magistrature et des infrastructures judiciaires, Ngefa a rappelé que la gestion du budget de fonctionnement et de rémunération relève de l’autonomie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), conformément aux dispositions légales.

Les échanges avec les députés ont notamment porté sur les déserts judiciaires, la présence des magistrats dans les juridictions de l’intérieur du pays, les marchés publics et la prise en charge des personnes vulnérables. La proposition d’un projet pilote de prison-école sur le site de l’île de Bulambemba, à Boma, dans la province du Kongo Central, a également été évoquée.

Au terme de cette audition, le ministre de la Justice a sollicité l’appui de la représentation nationale pour la création d’un fonds spécial de soutien à la justice, destiné à renforcer les ressources du secteur et à améliorer l’accès des citoyens au droit.

La rédaction

Share with