Kinshasa : l’avenue Panzi à Ngiri-Ngiri transformée en rivière en pleine saison sèche

En pleine saison sèche, les habitants de l’avenue Panzi, dans la commune de Ngiri-Ngiri à Kinshasa, se retrouvent les pieds dans l’eau. Dans le tronçon compris entre les avenues de la Libération (ex-24 Novembre) et Birmanie, les caniveaux qui bordent l’avenue sont bouchés et déversent désormais l’eau au milieu de la route, obligeant les passants à braver les eaux stagnantes et à se faufiler sur des sacs de sable ou des passages improvisés.
Selon un constat fait sur place, cette situation est due en grande partie aux déchets jetés dans les conduits d’eau. Pourtant, cette avenue est, selon les riverains, un passage important pour l’évacuation des eaux vers la rivière Kalamu, appelée aussi Basoko. Le calvaire des habitants de l’avenue Panzi a pris une autre tournure depuis le début des travaux de réhabilitation de certains tronçons des avenues Assossa et Birmanie.

« Ces caniveaux nous posent beaucoup de problèmes pendant la saison des pluies et la sortie devient difficile », alerte Joséphine Mbala, habitante de l’avenue.
Dans un instinct de survie, certains propriétaires de parcelles ont surélevé leurs entrées ou posé des pavés pour s’offrir un certain confort.

Ce décor de désolation a également favorisé l’insalubrité. Sacs-poubelles, bouteilles en plastique, détritus, braises et autres déchets jonchent les eaux stagnantes, sous l’œil impuissant des riverains, obligés de respirer un air pollué par des odeurs nauséabondes.
« Il faut que le gouvernement concrétise ses promesses. Si rien n’est fait, cela risque de devenir un problème plus grave à la longue. Certaines personnes ont également dépassé les limites en construisant », explique Willy Voka, un autre habitant de l’avenue.
Milca Nlandu











