PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Kinshasa : au rond-point Huilerie, la vente de café chaud attire de nombreux travailleurs

created by photogrid

Des chariots exposés au rond point Huilerie

Chaque matin et chaque soir, au rond-point Huilerie, un coin mouvementé de Kinshasa, en République démocratique du Congo, de nombreux usagers de la route s’arrêtent pour acheter une tasse de café chaud avant de poursuivre leurs activités. Motards, chauffeurs, commerçants ou encore employés y voient un moyen de commencer la journée ou de reprendre des forces à moindre coût. La petite tasse est vendue à 500 franc congolais, tandis que la moyenne coûte 1 000 FC.

Parmi les clientes, Joella affirme ne plus pouvoir se passer de cette habitude matinale.

« Ce café m’aide beaucoup le matin lorsque je suis pressée pour aller au travail. Je ne prends pas le thé à la maison alors lorsque j’arrive à Huilerie j’achète et ça me permet de tenir jusqu’à midi », raconte-t-elle à Authentic360.

Les motards figurent également parmi les principaux consommateurs de cette boisson. L’un d’eux explique préférer le café chaud aux boissons énergisantes.

« Ça me donne de la force et de l’endurance pour tenir toute la journée », affirme-t-il.

Derrière ce commerce se trouve Baba, vendeur ambulant installé chaque jour au rond-point Huilerie. Grâce à cette activité, il dit écouler quotidiennement trois boîtes de lait et trois thermos d’eau chaude, pour un chiffre d’affaires estimé à environ 67 000 FC.

« J’achète trois boîtes de lait par jour. Je vends une tasse à 500 FC ou 1 000 FC. Chaque boîte me produit plus de trois fois le bénéfice », explique-t-il.

Selon Baba, ce commerce lui permet aujourd’hui de subvenir aux besoins de sa famille, même s’il est régulièrement confronté aux difficultés du commerce ambulant.

« Je peux me placer sur un endroit, les policiers viennent me dire de quitter pour aller de l’autre côté. Mais les gens achètent toujours mon café. L’autre difficulté, c’est aussi parce qu’il n’y a pas de travail. C’est pourquoi je vends le café pour faire vivre ma famille », témoigne-t-il.

Au rond-point Huilerie, Baba n’est pas le seul à exercer cette activité. D’autres vendeurs ambulants proposent également des boissons chaudes et des mélanges de thé ou de plantes naturelles, témoignant du dynamisme de l’économie informelle dans cette partie de la capitale.

Blessing Bopore, stagiaire UNISIC

Share with