PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Ebola à Kisangani : deux patients confirmés évadés d’un centre de traitement restent à domicile

IMG_3661

Deux patients testés positifs au virus Ebola Bundibugyo, qui se sont évadés d’un centre de traitement Ebola (CTE), se trouvent toujours à leur domicile dans la zone de santé de Mangobo, à Kisangani. Cette situation, documentée par l’Institut national de santé publique (INSP), intervient alors que la riposte peine à assurer le suivi complet des contacts dans cette partie de la province de la Tshopo.

Le dernier rapport de situation de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, consulté par Authentic360, identifie les deux malades comme les 20ᵉ et 26ᵉ cas confirmés enregistrés dans la zone de santé de Mangobo. Ils avaient quitté le CTE et « demeurent à domicile », selon le document. Le rapport ne précise ni la date de leur départ du centre, ni les circonstances de leur évasion, ni les démarches entreprises pour les ramener en isolement.

La présence à domicile de personnes infectées constitue une difficulté majeure pour la riposte, dans un contexte où le suivi des contacts reste incomplet. Dix contacts liés au 20ᵉ cas de Mangobo refusent eux aussi le suivi par les équipes sanitaires, indique l’INSP.

Au niveau de la Tshopo, le taux de suivi des contacts s’établissait à 83,7% au 29 septembre, selon les chiffres cités dans le SitRep n°138. Ce niveau demeure sous le seuil opérationnel de 95% généralement recherché pour interrompre les chaînes de transmission.

Dans son précédent rapport du 21 septembre, l’INSP signalait déjà une situation fragile dans la province : seuls 280 contacts sur 332, soit 84,3%, avaient été vus ce jour-là. Le document relevait également des résistances communautaires à Mangobo, où les deux patients évadés et des contacts refusant le suivi compliquaient le travail des équipes de la riposte.

La zone de santé de Mangobo compte six cas confirmés et trois décès depuis le début de l’épidémie, sur un total provincial de 45 cas confirmés et 16 décès rapportés dans la Tshopo. Le 29 septembre, la province n’a cependant enregistré aucun nouveau cas confirmé, une accalmie qui reste précaire face aux failles d’isolement et de surveillance relevées à Kisangani.

Le rapport alerte également sur une multiplication des cas confirmés et suspects autour d’un établissement de santé de Kisangani. Sa fermeture temporaire reste proposée afin de limiter le risque de transmission dans l’environnement sanitaire et communautaire.

Quelques jours plus tôt, les données de l’INSP faisaient état de cinq cas confirmés et trois décès à Mangobo, tandis que la zone de Makiso-Kisangani enregistrait 22 cas et neuf décès. La Tshopo comptait alors 42 cas confirmés, dont 15 décès, répartis dans sept zones de santé touchées sur 23.

Les autorités sanitaires insistent sur le renforcement de l’isolement des cas confirmés, de la surveillance des contacts et de l’engagement communautaire. Ces mesures sont essentielles pour éviter qu’un malade contagieux resté dans son entourage ne génère de nouvelles chaînes de contamination.

La riposte fait aussi face à des contraintes matérielles. L’INSP avait notamment signalé des insuffisances d’intrants de prévention et contrôle des infections dans les établissements de soins, les ménages, les écoles et les marchés de la Tshopo. L’incinérateur de l’Hôpital général de référence de Makiso-Kisangani était par ailleurs toujours en panne, selon le rapport du 21 septembre.

La maladie à virus Ebola Bundibugyo est officiellement suivie en RDC depuis le 15 mai 2026. Le ministère de la Santé classe toujours l’épidémie parmi les urgences sanitaires actives et appelle la population à signaler rapidement tout cas suspect via le numéro vert 151.

 

MNM

Share with