Sit-in de l’opposition « C64 » : le gouvernement dément tout décès, l’opposition maintient ses accusations

Le gouvernement provincial de Kinshasa affirme qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée lors des affrontements survenus vendredi entre les militants de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) et les forces de l’ordre autour du Palais du Peuple.
Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, l’exécutif provincial indique que les incidents ont fait « vingt (20) blessés légers, dont 15 policiers et 5 manifestants », ainsi que « près de cinq (5) épaves de véhicules incendiés ».
Le gouvernement provincial a également salué l’action des services de sécurité déployés sur le terrain.
« L’autorité provinciale félicite la bravoure et le professionnalisme dont ont fait montre ses services de sécurité tout au long de ces manifestations », souligne le communiqué.
Cette version est toutefois contestée par les responsables de l’opposition, qui continuent de dénoncer une répression violente. Plusieurs d’entre eux accusent les forces de l’ordre d’avoir agi en collaboration avec la Force du Progrès, structure proche de l’UDPS.
« J’ai vu un jeune se faire tirer dessus à bout portant. Le jeune tombe, et c’est la Force du Progrès. Pendant que ce jeune était en train d’agoniser, en train de se battre pour sa vie, j’ai vu la milice de la Force du Progrès venir l’achever devant la police qui travaillait avec cette milice », a affirmé un responsable de l’opposition.
Blessé à la jambe lors des échauffourées, Delly Sesanga a assuré que ces événements ne mettraient pas fin à la mobilisation contre le projet de référendum.
« Cette répression visait à faire taire la population, mais nous ne céderons pas et n’abandonnerons pas notre combat contre le changement de Constitution. Nous irons jusqu’au bout », a-t-il écrit sur son compte X.
Quelques heures après les affrontements, Martin Fayulu avait pour sa part évoqué un bilan de deux morts, affirmant que les corps auraient été récupérés par la police. Une affirmation que les autorités provinciales rejettent catégoriquement.
Jevic Ebondo










