RDC : le CSAC et « Voix de la presse » renforcent leur collaboration

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) et l’association « Voix de la presse » ont renforcé leur collaboration autour de la qualité de l’information en République démocratique du Congo. La vérification des faits, la contextualisation, la sensibilisation des journalistes et le renforcement des capacités ont été au cœur d’une rencontre tenue ce lundi à Kinshasa entre les deux parties.
Le président du CSAC, Christian Bosembe, a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner les initiatives qui contribuent à améliorer la qualité de l’information en République démocratique du Congo.
« Quand il s’agit de vérification, de contextualisation ou même de sensibilisation, le CSAC ne va pas rester les bras croisés. Nous irons jusqu’au bout pour vous accompagner », a déclaré Christian Bosembe.
Pour le président du régulateur, cet accompagnement ne devrait pas concerner uniquement « Voix de la presse ». Toutes les initiatives allant dans le sens de rendre l’information plus fiable et de contribuer à un espace médiatique plus sain pourront également bénéficier de l’appui du CSAC.
Vérifier l’information, mais aussi la contextualiser
La question de la vérification des faits était également parmi les sujets abordés. « Voix de la presse » prévoit notamment d’organiser un atelier destiné aux professionnels des médias sur cette thématique.
Christian Bosembe estime toutefois que la vérification ne constitue qu’une première étape du travail journalistique.
« Après avoir vérifié l’authenticité d’une information, il faut maintenant arriver à la contextualiser pour la rendre plus potable », a-t-il expliqué.
Autrement dit, une information peut être authentique sans pour autant être suffisamment comprise par le public si elle est présentée sans son contexte. Le CSAC souhaite ainsi encourager une pratique journalistique qui associe vérification, contextualisation et responsabilité.
« Voix de la presse » sollicite l’appui du régulateur
Pour le président du comité provisoire de « Voix de la presse », Prince Mayiro, la rencontre avec le président du CSAC constituait également une occasion de remercier le régulateur pour son accompagnement lors de la sortie officielle de l’association, le 29 juillet 2026.
« Il était important pour nous de repasser après cet événement, rencontrer le président du CSAC pour lui exprimer d’abord toute notre gratitude pour son accompagnement individuel et l’accompagnement institutionnel dont nous avons bénéficié de la part du CSAC », a-t-il déclaré.
La délégation a également présenté les perspectives de l’association et les activités qu’elle envisage de mener dans les prochains jours, tout en sollicitant l’appui du CSAC.
Selon Prince Mayiro, l’ouverture manifestée par Christian Bosembe constitue un encouragement supplémentaire pour l’association.
« Il a été ouvert, il nous a réaffirmé son accompagnement, et nous pensons que c’est un coup de pouce, une motivation de plus pour que nous puissions réaliser nos actions et atteindre nos objectifs, qui sont notamment d’assainir l’espace médiatique congolais », a-t-il affirmé.
Une collaboration appelée à se concrétiser
Créée avec l’ambition de contribuer au renforcement des capacités des professionnels des médias à travers des formations, des ateliers et le partage d’expériences, « Voix de la presse » entend également anticiper les défis liés à l’exercice du métier et favoriser une pratique journalistique davantage tournée vers la réflexion, la proposition et le rassemblement.
L’atelier consacré à la vérification des faits et à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le travail journalistiquedevrait ainsi constituer l’une des premières initiatives concrètes de « Voix de la presse ». Le CSAC a, de son côté, indiqué qu’il était disposé à examiner les modalités de son accompagnement.
Cette rencontre faisait suite à la sortie officielle de « Voix de la presse », organisée le 29 juillet dernier au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, à laquelle le président du CSAC avait pris part.
Ditsh









