RDC : la C64 appuie l’appel de James Swan au dialogue inclusif et exige une enquête internationale

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a salué l’appel de James Swan en faveur d’un dialogue national inclusif en RDC, dans un communiqué parvenu ce mercredi à Authentic360. La plateforme exige également une enquête internationale indépendante sur les violences du 15 septembre, qui ont coûté la vie à Manassé Lomboto Bofengola, présenté comme l’un de ses membres.
La réaction de la C64 intervient au lendemain de l’exposé de James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO, devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York.
Signé notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, le communiqué estime que l’appel onusien rejoint les revendications de la coalition. Celle-ci dit partager le constat d’« un large consensus sur la nécessité d’un dialogue national », devant être « inclusif », garantir « une large participation » et être conduit par « des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes ».
La C64 insiste toutefois sur les conditions de ce processus. « Un dialogue national inclusif exige une concertation entre les parties sur sa préparation, ses modalités et sa facilitation », affirme-t-elle. Pour la coalition, il « ne saurait se réduire à des consultations dont le cadre serait fixé unilatéralement par le pouvoir ».
Enquête réclamée sur le 15 septembre
La plateforme salue aussi l’appel de James Swan à préserver l’espace civique, les libertés fondamentales et la tolérance politique. Elle affirme que cette préoccupation fait écho aux restrictions de l’espace démocratique et aux violences qu’elle dénonce lors des manifestations pacifiques.
La C64 réclame « une enquête internationale indépendante et crédible » sur la répression de la manifestation du 15 septembre, afin d’en établir les circonstances, d’identifier les auteurs et de déterminer les responsabilités. Elle demande également la sanction des autorités politiques, administratives, militaires et policières qu’elle accuse d’avoir participé à la planification de cette répression.
La coalition exige, en outre, le démantèlement des « Forces du progrès », présentées dans le communiqué comme une milice liée à l’UDPS. Elle appelle la justice congolaise à agir « avec impartialité » et à s’appuyer, notamment, sur les images et autres éléments de preuve disponibles pour identifier les responsables présumés.
La C64 réitère enfin ses cinq exigences : non au changement de Constitution, non au troisième mandat, non à la balkanisation de la RDC, non au glissement des mandats au-delà de 2028, et oui à un dialogue national inclusif.
Ce qu’a dit James Swan
Devant le Conseil de sécurité, James Swan a salué l’annonce, en août, d’un processus de dialogue national par le président Félix Tshisekedi, tout en appelant à un format rassembleur. Il a plaidé pour un dialogue fondé sur une participation large et sur des facilitateurs acceptés par l’ensemble des protagonistes.
Le chef de la MONUSCO a également invité les autorités et les acteurs politiques à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à privilégier la voie du dialogue.
« J’encourage l’ensemble des acteurs congolais à s’engager de bonne foi dans la recherche d’un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences », a-t-il déclaré.
À la chute de son intervention, James Swan a appelé les parties à rester engagées dans les processus de paix de Washington, de Doha et de l’Union africaine, afin de transformer les engagements annoncés en « avancées concrètes » au bénéfice durable de la population congolaise.
Yvette Ditshima









