RDC-Belgique : ce que cache le renforcement de la coopération militaire

La coopération militaire entre la République démocratique du Congo et la Belgique se renforce autour de plusieurs volets, allant de la formation des unités congolaises à l’accompagnement médical. Cette coopération était encore au menu des échanges, vendredi 21 août à Kinshasa, entre le président congolais et l’ambassadrice belge en RDC, Roxane de Bilderling.
Parmi les dossiers évoqués figure notamment la 31e brigade de réaction rapide, basée à Kindu, dans la province du Maniema. La Belgique participe à la formation de cette unité, présentée comme l’une des composantes appelées à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de la RDC.
Mais l’appui belge ne se limite pas à Kindu. Il concerne également des officiers basés à Kananga, ainsi que le volet médical au camp Kokolo, à Kinshasa.
Derrière cette coopération se trouve une volonté affichée de renforcer les capacités de l’armée congolaise, alors que les FARDC sont engagées sur plusieurs fronts sécuritaires dans le pays, particulièrement dans l’est.
Une coopération inscrite dans la durée
La Belgique entretient depuis plusieurs années une coopération militaire avec la RDC, notamment dans la formation et l’accompagnement des forces de défense et de sécurité.
La formation de militaires congolais constitue l’un des principaux axes de cette relation. Bruxelles mise notamment sur la professionnalisation, la formation des cadres et le renforcement des capacités des unités.
La question est toutefois de savoir jusqu’où peut aller cet accompagnement dans un contexte où l’armée congolaise fait face à des défis opérationnels importants et où la réforme du secteur de la sécurité reste un chantier de longue haleine.
De la formation à l’opérationnel
Le cas de la 31e brigade est particulièrement intéressant. Au-delà de la formation, l’enjeu est désormais de mesurer la capacité de ces unités à traduire les compétences acquises sur le terrain.
La coopération militaire RDC-Belgique intervient ainsi dans un contexte où Kinshasa cherche à renforcer son dispositif sécuritaire tout en multipliant les partenariats avec des pays étrangers.
L’appui belge au secteur militaire se poursuit donc sur plusieurs niveaux : former, encadrer, accompagner et soutenir les capacités médicales. Reste à voir comment cette coopération s’inscrira dans la durée et quelle place elle occupera dans la réforme plus large des FARDC.
GKK









