Kinshasa : LARSICOM célèbre ses quatre ans d’existence et présente « Lisungi AI », un outil d’intelligence artificielle pour les journalistes

L’Institut national des arts (INA) a servi de cadre, ce mardi, à la conférence de presse organisée par le Laboratoire de recherches en sciences de l’information et de la communication (LARSICOM) à l’occasion de son quatrième anniversaire.
Devant les professionnels des médias, le président du LARSICOM, le professeur Pierre N’sana, a dressé le bilan des quatre années d’existence du laboratoire, marquées notamment par l’organisation de rencontres scientifiques et la production d’études.
« Nous avons construit un espace de réflexion, organisé des rencontres scientifiques, produit des études, développé une politique de publication, contribué au débat public et progressivement renforcé la visibilité de notre laboratoire », a-t-il déclaré.
Au-delà de ce bilan, le LARSICOM mise sur la recherche scientifique pour contribuer à la transformation de la société.
Pour le professeur Claude Mukeba, directeur scientifique du LARSICOM, la recherche ne doit pas seulement servir à analyser les réalités, mais également contribuer à leur évolution.
« La recherche ne peut pas se contenter d’expliquer le monde. Elle doit aussi, dans la mesure de ses possibilités et de ses capacités, contribuer à son changement », a-t-il affirmé.
Lisungi AI, un outil pour les journalistes
Au cours de cette conférence, le concepteur Allegra Bossay a présenté Lisungi AI, une application destinée à aider les journalistes à mener des recherches, vérifier des faits et produire des contenus en RDC.

Selon lui, l’outil offre trois fonctionnalités principales : la rédaction, la vérification des faits et la revue de presse. Il permet notamment aux journalistes de rédiger et de proposer des textes, tout en étant conçu comme un guide et non comme un répondeur automatique.
« L’outil n’est pas simplement là pour vous proposer un beau texte. Il vous guide pas à pas, selon les normes. Très souvent, lorsqu’un journaliste demande à un outil généraliste de produire un article, il est difficile pour lui de rédiger ou même de critiquer ce contenu. Il est donc préférable d’avoir un outil qui propose un article selon votre demande ou qui vous demande comment procéder pour répondre à votre besoin », a expliqué Allegra Bossay.
Lisungi AI ne se limite pas à la rédaction de textes. L’application permet également aux journalistes de vérifier des faits, des images, des contenus ou des citations.
Pour la revue de presse, l’outil facilite la collecte d’informations liées à un mot-clé. Il permet aussi la traduction dans quatre langues nationales. Le LARSICOM indique notamment être capable de traduire un exposé entier en tshiluba.
Selon son concepteur, Lisungi AI ambitionne de favoriser la promotion des productions scientifiques en sciences de l’information et de la communication, ainsi que la diffusion internationale des connaissances produites par les chercheurs francophones.
« Concrètement, l’outil s’appuie sur des connaissances documentaires sélectionnées et développées sous la supervision de la direction scientifique, plutôt que de s’appuyer uniquement sur des informations librement accessibles sur Internet », a précisé Allegra Bossay.
Au cours de cette conférence, le laboratoire a également nommé certains membres d’honneur, dont le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Cette distinction récompense son engagement en faveur de l’amélioration de l’environnement médiatique, notamment à travers la promotion de la salubrité médiatique et sa disponibilité aux initiatives scientifiques du LARSICOM.
Christian Matondo et Milca N’landu










