RDC : des enfants pagailleurs risquent leur vie sur la rivière Ituri pour survivre

De nombreux enfants en âge scolaire travaillent comme pagailleurs sur la rivière Ituri, au sud-ouest du centre commercial de Komanda, dans le territoire d’Irumu. À bord de pirogues de fortune, ils transportent chaque jour des passagers et des marchandises d’une rive à l’autre, au péril de leur vie.
Âgés pour la plupart de 13 à 17 ans, ces enfants passent leurs journées sur l’eau, parfois au détriment de leur scolarité.
« Je viens ici chaque matin et je reviens le soir. Parfois, je manque l’école quand il y a beaucoup de clients. Je le fais pour aider ma maman à acheter de la farine », confie un garçon de 14 ans rencontré sur place par Authentic360.cd, dimanche 18 octobre 2026.
Selon des observateurs interrogés sur place, ce phénomène est favorisé par la pauvreté croissante, l’orphelinage lié aux conflits armés et le manque de contrôle des autorités compétentes.
Les enfants travaillent dans des conditions particulièrement dangereuses, sans mesures de sécurité adéquates. Les pirogues sont parfois surchargées, les gilets de sauvetage font défaut et certains d’entre eux ne savent même pas nager.
Face à cette situation, la société civile de la chefferie des Basili, par la voix de son président, Dieudonné Tandishabo, appelle les autorités territoriales, la Division provinciale des Affaires sociales et les organisations de protection de l’enfance à prendre des mesures urgentes.
L’objectif est de retirer ces enfants de cette activité dangereuse et de favoriser leur retour à l’école, conformément à la législation congolaise relative à la protection de l’enfant.
La crue de la rivière Ituri, provoquée par de fortes pluies dans la région, a déjà causé d’importants dégâts matériels et humains. Le mardi 6 octobre dernier, plus de quatre enfants ont été emportés par les eaux après le chavirement d’une pirogue.
Ils fuyaient les villages de Ngumata, Bagalaba et Matete en direction de Komanda, par crainte d’une attaque des rebelles des ADF.
Joël Bakabona, depuis l’Ituri











