Ituri : les filles sensibilisées contre le mariage des enfants à Irumu

Les filles du territoire d’Irumu ont été sensibilisées, ce vendredi, par le Bureau territorial du Genre, Famille et Enfants sur les dangers du mariage d’enfants. Cette activité s’est tenue sous le thème « Mettre fin au mariage d’enfants, c’est investir dans les droits des filles, leur éducation, leur santé et leur avenir ».
Dans son mot, la cheffe du service Genre, Famille et Enfants du territoire d’Irumu, Yvette Aunakyalo, a appelé à un engagement collectif pour combattre le mariage précoce des filles. Elle a insisté sur la protection des filles comme priorité pour garantir l’avenir de toute la communauté.
« La fille est utile dans la société et notre objectif a été de sensibiliser les jeunes filles sur les dangers liés aux mariages précoces. Nous avons réuni une vingtaine de filles des différentes couches de la communauté locale », a-t-elle souligné.
L’une des oratrices du jour, Elisabeth Buve Love, a dit attendre de ces jeunes filles la prise de conscience et le courage de dire non au mariage précoce. Elle a lancé un appel pressant à toutes les couches de la société pour sensibiliser les parents afin de mettre fin à ce phénomène qui prend de l’ampleur dans plusieurs villages du territoire.
Selon elle, de nombreux parents continuent de donner leurs filles en mariage avant l’âge de 18 ans à cause de la pauvreté, de l’ignorance et du poids de certaines coutumes rétrogrades.
Le représentant de l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le chef de bureau aux affaires intérieures, James Tagirabo, a clôturé cette activité interactive. Il a salué l’initiative de l’UNFPA et du service Genre, avant d’encourager les jeunes filles à poursuivre leurs études.
Il a également appelé les autorités coutumières et religieuses à s’impliquer activement dans la lutte contre le mariage d’enfants en territoire d’Irumu.
Joël Bakabona, depuis l’Ituri








