RDC : le Comité pour la protection des journalistes demande la libération « immédiate et sans condition » de Virginie Manganga

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) demande aux autorités congolaises de libérer « immédiatement et sans condition » la journaliste musicale Virginie Manganga, détenue à Kinshasa depuis son interpellation le 20 septembre.
Virginie Manganga est poursuivie pour diffamation et propagation de fausses nouvelles après avoir reçu, le 25 août sur sa chaîne YouTube, Collette Tuzaa, une femme affirmant avoir entretenu une liaison avec le chanteur Fally Ipupa.
La journaliste a été interpellée à sa sortie des studios d’Antenne A par cinq agents du parquet. Elle a ensuite comparu devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe après son audition au parquet, en présence des avocats de Fally Ipupa.
Selon le CPJ, elle risque jusqu’à cinq ans de prison pour les faits qui lui sont reprochés.
Fally Ipupa ne serait pas plaignant
Le directeur marketing de Fally Ipupa, Eddy Badiata, affirme que le chanteur n’est ni à l’origine de l’arrestation de Virginie Manganga ni plaignant dans cette affaire.
Les avocats de l’artiste avaient toutefois annoncé, le 8 septembre, des démarches judiciaires concernant les déclarations de Collette Tuzaa et leur diffusion.
Un chercheur en droit s’interroge
Pour José Libya, chercheur en droit, les circonstances de l’arrestation de la journaliste soulèvent des interrogations.
« Elle a été arrêtée un dimanche. Elle a un travail connu, une adresse connue, sa fuite n’est pas à craindre. Pourquoi cette célérité ? », s’interroge-t-il.
Il questionne également la qualification des faits reprochés à Virginie Manganga, notamment sur la possibilité de retenir la diffamation contre une journaliste ayant reçu une personne sur son plateau.
Quelques jours plus tôt, le journaliste Trésor Muntu a également été incarcéré pour diffamation et propagation de fausses nouvelles.
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