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RDC : les consultations de Tshisekedi relancent le débat sur la Constitution

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Les consultations annoncées par le président Félix Tshisekedi suscitent déjà des réactions dans la classe politique congolaise. Invité sur RFI, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi, a évoqué la possibilité que cette démarche débouche sur un référendum portant notamment sur la Constitution de 2006.

Cette perspective inquiète une partie de l’opposition, qui redoute une initiative pouvant conduire à une modification des règles constitutionnelles avant la prochaine présidentielle.

L’hypothèse d’un référendum

Selon Jean-Claude Tshilumbayi, les consultations doivent permettre de recueillir les avis des Congolais sur l’avenir institutionnel du pays. Le responsable de l’UDPS n’a toutefois pas exclu la possibilité d’un référendum constitutionnel.

La Constitution de 2006 avait elle-même été adoptée par référendum. Toute éventuelle modification de ce texte devrait cependant suivre la procédure prévue par la Loi fondamentale.

Pour plusieurs acteurs de l’opposition et de la société civile, l’annonce des consultations intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur le projet de loi relatif au référendum.

L’opposition met en garde

Dans une déclaration, Bienvenu Matumo affirme que Félix Tshisekedi devra quitter ses fonctions en 2028, conformément aux dispositions constitutionnelles. Il rejette toute perspective de prolongation du mandat présidentiel.

« Félix Tshisekedi doit et va quitter le pouvoir en 2028. Il n’aura pas un jour de plus », soutient-il, appelant les responsables de l’UDPS et de l’Union sacrée à respecter les institutions et les échéances électorales.

Selon lui, les consultations ne devraient pas servir à modifier les règles constitutionnelles ou à repousser les échéances électorales.

La guerre dans l’Est au cœur des critiques

Bienvenu Matumo estime également que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ne peut justifier une modification de la Constitution ou un report des élections.

Il s’interroge notamment sur la représentativité de consultations qui ne pourraient pas concerner de manière effective les populations vivant dans les territoires échappant au contrôle de l’État, notamment dans l’Est.

Pour cet acteur politique, un tel processus risquerait de fragiliser la légitimité des conclusions et d’accentuer les divisions territoriales.

Un dialogue national réclamé

Face à la crise sécuritaire et politique, Bienvenu Matumo plaide pour un dialogue national inclusif, souverain et indépendant. Il souhaite que ce forum réunisse les acteurs politiques, la société civile et les mouvements citoyens, y compris ceux qui ne participent pas à l’Union sacrée.

Il cite notamment parmi les priorités la fin de la guerre, la réunification du territoire national, la pacification, le respect de la Constitution, la réconciliation et la justice.

L’opposition estime ainsi que les consultations annoncées par le chef de l’État ne devraient pas se substituer à un dialogue national associant l’ensemble des composantes de la société congolaise.

Une mobilisation annoncée à Kinshasa

Bienvenu Matumo appelle enfin les forces de l’opposition, les organisations citoyennes et la société civile à se mobiliser le 15 septembre prochain au Palais du peuple, à Kinshasa.

Cette mobilisation vise, selon lui, à réclamer l’ouverture d’un dialogue national et à faire pression sur le pouvoir autour de la question constitutionnelle.

Rédaction

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