Kinshasa : un incendie fait plusieurs morts lors d’une soirée de mariage

Une soirée dansante organisée dans le cadre d’un mariage a tourné au drame dans la nuit du jeudi 4 à ce vendredi 5 septembre à Kinshasa. Un incendie s’est déclaré dans la salle de fête Panacée, située au premier niveau d’un immeuble commercial de deux étages, non loin du Musée national de la RDC.
La salle accueillait la cérémonie de mariage de Bernadette et Magloire, en présence de nombreux invités. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le feu serait parti peu après l’entrée du marié, alors que la mariée devait prendre place. Les flammes se seraient ensuite rapidement propagées vers la climatisation.
La panique s’est alors emparée de la salle. Des invités ont tenté de sortir précipitamment du bâtiment. Selon les témoignages, la salle ne disposait que d’une seule issue et l’escalier menant au premier niveau était étroit, ce qui aurait compliqué l’évacuation.
Certains invités auraient tenté de fuir en sautant depuis le premier niveau. Plusieurs personnes blessées ou brûlées ont été conduites dans différentes formations hospitalières de Kinshasa, selon les premières informations disponibles.
Le bilan provisoire évoqué par des témoins fait état de plus d’une vingtaine de morts. La mariée, selon ces mêmes témoignages, serait également dans un état grave.
Un caméraman de la RTNC parmi les victimes
Le drame a également endeuillé la communauté des professionnels des médias. Guy Kitoko Aloma, caméraman à la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), figure parmi les victimes, selon Merlin Kamalandwa, président de l’Union nationale des cameramen du Congo (UNCC).

Invité à la cérémonie, Guy Kitoko était membre effectif de l’UNCC et faisait partie de son comité des sages.
« Sa disparition constitue une lourde perte pour sa famille, ses collègues de la RTNC et l’ensemble de la grande famille des professionnels des médias », a déclaré Merlin Kamalandwa.
Les circonstances exactes du départ du feu restent à établir. Le bilan définitif ainsi que l’identité des autres victimes doivent encore être confirmés par les autorités compétentes.
Rédaction











