PAMOJA TASTE

PAMOJA TASTE

Goutez aux délices d'un bon Cocktail

Commandez

Kinshasa : à Lubudi, les travaux encore loin d’être achevés avant les pluies

IMG_3652

À l’approche de la saison des pluies, les travaux d’évacuation des eaux se poursuivent dans la cité Bolikangu, au quartier Lubudi, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa. Sur place, des maisons abandonnées, des clôtures tombées et des murs écroulés témoignent encore des dégâts causés par les eaux de ruissellement lors des précédentes pluies.

Au niveau du pont Lubudi, le contraste est saisissant. D’un côté, des ouvriers s’activent sur le chantier, entre tas de pierres, sable, barres de fer et engins de construction. De l’autre, des parcelles fragilisées et des habitations désertées rappellent l’urgence de canaliser les eaux avant le retour des fortes pluies.

Des collecteurs pour canaliser les eaux

Les travaux, exécutés par l’entreprise Aaron Sefu, consistent notamment à construire des collecteurs destinés à évacuer les eaux de pluie et à limiter leur impact sur les habitations.

La phase de Bolikangu a débuté le 21 avril dernier par des opérations de drainage, de déblaiement et de nivellement. Certaines parcelles et maisons considérées comme exposées ont été démolies afin de libérer le passage des ouvrages.

Le curage a duré près de deux mois, notamment en raison des pluies. Avec le retour de la saison sèche, les travaux se sont intensifiés. Le premier collecteur commence désormais à prendre forme.

Le chantier s’inscrit dans un projet plus large allant de Lalu jusqu’à Bandalungwa. Il prévoit notamment des collecteurs et une voie destinée à améliorer la circulation entre plusieurs quartiers de Ngaliema, Kintambo, Selembao et Bandalungwa.

Un délai jugé insuffisant

Selon le calendrier annoncé par l’Hôtel de ville, les travaux doivent durer 20 mois. Pour Innocent Mpia, chef de chantier, ce délai paraît difficile à tenir au regard de l’ampleur des ouvrages à réaliser.

« D’après l’Hôtel de ville, les travaux doivent durer 20 mois. Nous sommes encore au début et il y a d’énormes travaux à réaliser ici », explique-t-il.

Il évoque également les difficultés de financement qui ralentissent l’exécution du chantier.

« Nous n’avançons pas comme il faut à cause des financements. L’Etat devrait beaucoup financer, parce que construire un collecteur antiérosif demande du temps. Si nous construisons dans la précipitation, les ouvrages risquent de s’écrouler pendant les pluies », prévient-il.

Aucune date précise de fin des travaux n’est annoncée sur place. Leur progression dépend notamment de la disponibilité des financements et de l’état des différents sites.

Malgré l’avancement du chantier, certaines parcelles restent exposées aux eaux de ruissellement. Des habitants craignent que les ouvrages ne soient pas suffisamment avancés avant le retour des fortes pluies.

Des parcelles toujours exposées

« Les travaux avancent, mais il faudrait accélérer avec le caniveau et le relier à celui qui est en construction à Delvaux pour éviter l’écroulement des parcelles pendant les pluies. La saison sèche touche à sa fin. Si les travaux n’avancent pas, ces habitants risquent encore de perdre leurs parcelles », estime Champion Gamba, un habitant du secteur.

D’autres riverains saluent néanmoins la présence quotidienne des ouvriers sur le chantier.

« Je suis content de voir l’avancement de ces travaux. Nous voyons les ouvriers travailler jour et nuit. Chaque jour, ils sont là pour faire avancer les travaux », témoigne Adolo Mère Double.

Pour GG Mafwala, le rythme reste cependant insuffisant. « Cela fait quatre mois que ces travaux ont débuté. Il y a un grand retard dans l’avancement, bien qu’ils travaillent chaque jour », affirme-t-il.

Des eaux qui rejoignent la rivière Kalamu

Le problème ne se limite pas aux environs du pont Lubudi. Entre Delvaux et Lalu, un autre passage d’eau devient particulièrement boueux après les pluies. Des habitants affirment que les eaux suivent ensuite leur chemin jusqu’à la rivière Kalamu.

Selon eux, ce ruissellement fragilise davantage certaines parcelles et dégrade les voies de passage.

Pour les riverains, l’enjeu est désormais de voir les travaux avancer suffisamment avant le retour des fortes pluies. Dans cette partie de Kinshasa, des maisons et des terrains déjà fragilisés restent ainsi exposés tant que les ouvrages d’évacuation ne sont pas achevés.

Milca Nlandu 

Share with