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RDC : la mobilisation mensuelle de la TVA dépasse désormais 320 milliards FC

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La mobilisation mensuelle de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en République démocratique du Congo est passée d’environ 280 à plus de 320 milliards de francs congolais, a annoncé le ministre des Finances, Doudou Fwamba, lors de l’exercice de redevabilité du gouvernement Suminwa II.

Cette progression figure parmi les résultats présentés par l’argentier national, qui a détaillé les réformes engagées depuis juin 2024 pour renforcer les recettes publiques et stabiliser le cadre macroéconomique.

Selon Doudou Fwamba, cette dynamique s’appuie notamment sur la généralisation de la télédéclaration de la TVA, l’amélioration de la mobilisation de l’IPR, le déploiement de la facture normalisée ainsi que la modernisation des régies financières.

« La mobilisation mensuelle de la TVA est passée d’environ 280 milliards à plus de 320 milliards de francs », a-t-il indiqué.

Le financier de la République a souligné qu’à son arrivée au gouvernement en juin 2024, la RDC faisait face à une inflation de 23 %, une dépréciation du franc congolais d’environ 24 % et un déficit du compte courant supérieur à 3 % du PIB, avec des réserves de change évaluées à 5,5 milliards de dollars.

Le ministre affirme que les mesures prises ont permis une relative stabilisation de la monnaie pendant 15 mois, de juin 2024 à septembre 2025, avant l’intervention de la Banque centrale en octobre 2025.

Parmi les autres chantiers évoqués figure la modernisation de la douane, soutenue par 300 millions de dollars, ainsi que le projet e-Finance, évalué à plus de 150 millions de dollars.

Doudou Fwamba est également revenu sur l’entrée de la RDC sur le marché financier international. L’opération visait notamment à renforcer la crédibilité financière du pays, établir une courbe des taux du risque souverain et obtenir des ressources à de meilleures conditions.

Selon lui, cette opération a également contribué à faire baisser le coût des émissions des titres du Trésor sur le marché intérieur, passé d’environ 10 % à 8 %.

Le ministre a toutefois expliqué que la révision à la baisse du collectif budgétaire s’expliquait principalement par la diminution de certaines ressources extérieures attendues des partenaires. Le gouvernement aurait ainsi choisi d’aligner ses prévisions sur les financements effectivement mobilisés.

Ditsh

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