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Kinshasa : sur l’avenue Croix-Rouge, les ordures ont remplacé l’asphalte

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Longue de plus d’un demi-kilomètre, l’avenue Croix-Rouge, qui relie les avenues Kasaï, dans la commune de Barumbu, et Huileries, dans la commune de Kinshasa, n’est plus praticable de bout en bout. Depuis plusieurs années, l’asphalte a laissé place aux flaques d’eau.

Jeudi, les reporters d’Authentic 360 ont eu du mal à circuler librement sur cette artère. À plusieurs endroits, bouteilles en plastique et déchets ménagers s’accumulent, transformant le décor en une sorte de décharge publique à ciel ouvert. Au croisement avec l’avenue de l’École, ces immondices bloquent la route, rendant impossible même la circulation des motos. Ici, les tenanciers de commerces sont les plus pénalisés. « Même les motos ne passent pas. Les piétons se débrouillent », explique un riverain.

Plus loin, le croisement avec l’avenue ex-Bokassa présente un tout autre décor. Malgré la saison sèche et l’absence de pluie, un lac artificiel s’est formé, dégageant une odeur nauséabonde qui incommode riverains et passants. Toutefois, une lueur d’espoir apparaît au niveau de l’avenue du Marais, où les travaux en cours dans le cadre de l’aménagement des voies d’accès vers le Grand Marché profitent aux riverains.

Autorités et riverains, tous responsables !

Selon les informations recueillies, plusieurs facteurs concourent à cette situation. Pour un commerçant rencontré au croisement avec l’avenue de l’École, la fermeture de certaines artères en raison des travaux a reporté le trafic sur d’autres voies. À cela s’ajoute le manque de civisme de la population.

« Cette situation dure depuis plusieurs mois. Les travaux sont entamés sans être rapidement achevés, ce qui complique davantage la circulation », regrette-t-il.

Victime de cette situation, cet opérateur économique assiste, impuissant, à la chute de son chiffre d’affaires. « Les clients se font rares en raison des difficultés d’accès », poursuit-il.

« Les piétons sont obligés de contourner les eaux stagnantes et les ordures, tandis que les motos et les véhicules ne peuvent plus emprunter cette route », explique un autre habitant du quartier.

Dos au mur, les riverains espèrent un sursaut des autorités afin d’accélérer les travaux de réhabilitation déjà entamés dans les avenues voisines.

Vanessa Dondja

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