Kinshasa : la saison sèche raréfie les chenilles et fait grimper les prix

Au marché Bayaka, dans la commune de Ngiri-Ngiri, vers Assossa, les chenilles se font de plus en plus rares sur les étalages. Selon le constat d’Authentic360.cd, cette denrée très appréciée des ménages kinois est affectée par la saison sèche, entraînant une hausse sensible des prix.
Rencontrée sur place, Sophie Lufua, vendeuse de chenilles approvisionnées depuis le Grand Équateur et le Grand Bandundu, explique que cette situation est liée au cycle de production.
« C’est à la fin du mois d’août que les chenilles vont commencer à réapparaître », a-t-elle indiqué.
Cette baisse de l’offre se répercute directement sur les prix. Un verre de chenilles, vendu à 2 500 FC pendant la période d’abondance, coûte désormais 3 500 FC. Le sakombi se négocie à 7 000 FC, l’ekolo à 21 000 FC, tandis qu’un sac peut dépasser les 300 000 FC.
La vendeuse précise toutefois que cette flambée des prix est temporaire. « Pendant la saison des pluies, les prix baissent en raison de la disponibilité de la chenille », a-t-elle expliqué.
Malgré cette hausse, certains consommateurs continuent d’en acheter pour leurs qualités nutritionnelles.
« C’est un aliment naturel et bio », a confié un client rencontré au marché, mettant en avant sa richesse en protéines et en vitamines.
D’autres ménages, en revanche, disent avoir réduit leur consommation durant cette période, le coût de la mesurette étant devenu difficile à supporter.
Kezia Buyika / Stagiaire UNISIC











