RDC : Jacquemain Shabani annonce des réformes dans la police et la restauration de l’autorité de l’État

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a présenté les principales actions menées par son ministère au cours de la première année du gouvernement Suminwa II, dans le cadre de l’exercice de redevabilité.
Le ministre a notamment mis en avant la réforme et la modernisation de la police, la formation des nouvelles recrues ainsi que les préparatifs pour la restauration de l’autorité de l’État dans les territoires actuellement occupés.
Une nouvelle étape pour la réforme de la police
Jacquemin Shabani affirme que le processus de réforme de la police a été finalisé. Il a également indiqué avoir défendu devant les deux chambres du Parlement un projet de loi de programmation de la police, désormais promulgué.
Selon lui, cette loi constitue un instrument majeur pour programmer les actions devant permettre à la République démocratique du Congo de disposer d’une police mieux équipée et adaptée à ses missions.
Le ministre cite également la vulgarisation d’une nouvelle politique de gouvernance sécuritaire.
Sur le volet de la formation, l’école de police de Kasangulu a clôturé une session ayant permis de former près de 700 nouveaux policiers. À l’école de police de Kapalata, dans la province de la Tshopo, 2 000 recrues venues de la Tshopo, de l’Ituri, du Bas-Uele, du Haut-Uele et du Nord-Kivu ont également suivi une formation.
Une mission annoncée à Uvira
Concernant la restauration de l’autorité de l’État, Jacquemin Shabani a annoncé l’envoi prochain d’une mission gouvernementale à Uvira.
Cette initiative s’inscrit, selon lui, dans le prolongement des échanges et résolutions issus des discussions de Doha et de Genève. Un atelier organisé à Kinshasa avec les différents services concernés a également permis d’élaborer une feuille de route destinée à préparer le retour de l’administration de l’État dans les territoires actuellement occupés.
Le ministre estime que les mécanismes nécessaires doivent être prêts pour accompagner la restauration de l’autorité de l’État dans ces zones lorsqu’elles seront libérées.
Le retour des réfugiés soumis à des conditions
Évoquant le retour annoncé de quelque 87 000 réfugiés congolais depuis la Tanzanie, Jacquemin Shabani a rappelé que ce processus devait respecter plusieurs principes.
« Le retour ne peut être forcé », a-t-il insisté, ajoutant qu’un retour ne pouvait intervenir que dans une zone sécurisée.
Le ministre a par ailleurs salué l’implication financière de la RDC dans la prise en charge de ses ressortissants réfugiés, tout en soulignant la nécessité de garantir leur sécurité et leur retour volontaire.
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