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RDC : le PPRD de Joseph Kabila parmi les 13 partis politiques interdits d’activités à Kinshasa

RDC : le PPRD de Joseph Kabila parmi les 13 partis politiques interdits d’activités à Kinshasa

De gauche à droite : Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, et Aubin Minaku, vice-président du parti.

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a interdit les activités de treize partis politiques en République démocratique du Congo. La décision a été notifiée aux gouverneurs des 26 provinces dans une correspondance datée du jeudi.

Parmi les formations politiques concernées figure le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), fondé par l’ancien président Joseph Kabila. L’Action pour la dignité du Congo et de son peuple (ADCP), de Corneille Nangaa, est également visée par cette mesure.

La liste comprend également le Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), de Matata Ponyo, Piste pour l’émergence (PISTE-E), de Seth Kikuni, l’Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), de Théophile Mbemba, l’Union démocratique africaine originelle (UDA), de Claudel Lubaya, ainsi que le Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), de Jean-Claude Mvuemba.

Sont aussi concernés l’Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), de José Makila, le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEC), de Michel Mwika Banza, le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), de Franck Diongo, l’Union des patriotes congolais (UPC), de Thomas Lubanga, la Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC), de Filia Tshipasa Kahindo, et l’Action alternative pour la renaissance du Congo (AARC), d’Élisée Minembwe.

La correspondance a également été transmise, pour information, au président de la République, au Premier ministre, à la Police nationale congolaise (PNC), à l’Agence nationale de renseignements (ANR) et à la Direction générale de migration (DGM).

La décision tombe dans un climat politique déjà tendu, après la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), une plateforme politico-militaire soutenue par plusieurs personnalités figurant sur la liste. C’est le cas de Franck Diongo, qui soutient le mouvement sans en être membre.

Jevic Ebondo

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