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RDC : la société civile plaide pour l’assouplissement de l’accès à la contraception irréversible

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Près d’une cinquantaine d’organisations de la société civile se sont réunies à Kinshasa pour relancer le plaidoyer en faveur de la révision de l’article 81 de la loi sur la santé publique. Réunis à l’initiative de la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND), avec l’appui de MSI RDC, ces acteurs estiment que les conditions actuelles d’accès à la contraception irréversible restent difficiles à appliquer dans le système de santé congolais.

Au centre des discussions : l’obligation d’obtenir l’accord préalable de trois médecins et d’un psychiatre avant toute intervention, conformément à l’article 81.

Pour les organisations participantes, cette exigence pose particulièrement problème dans les provinces où les médecins spécialistes sont peu nombreux. Elles estiment que cette situation peut rendre l’accès à la contraception irréversible difficile, voire impossible pour certaines personnes.

Une réforme avant la prochaine session parlementaire

La rencontre organisée à Kinshasa visait également à harmoniser les positions de la société civile et à renforcer sa stratégie de plaidoyer à l’approche de la prochaine session parlementaire.

Les participants se sont notamment appuyés sur une étude réalisée par l’Association des femmes juristes du Congo (AFEJUCO), avec le soutien de MSI RDC. Cette recherche met en évidence, selon les organisateurs, l’écart entre les exigences prévues par la loi et les capacités disponibles dans le système de santé.

« L’objectif n’est pas de remettre en cause l’encadrement de cette méthode, mais de rendre la loi plus applicable et plus cohérente avec les capacités réelles du système de santé », ont souligné les organisateurs.

Une proposition de loi déjà déposée

Les échanges ont également porté sur une proposition de loi initiée par le député national Olivier Kabuya et déjà déposée au Bureau de l’Assemblée nationale.

Le texte propose notamment d’assouplir les conditions prévues par l’article 81 pour accéder à la contraception irréversible.

Pour la CGND et les organisations réunies à Kinshasa, la prochaine étape consiste à poursuivre les échanges avec les décideurs, les professionnels de santé et les communautés afin de faire évoluer le cadre légal.

Ditsh

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