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Depuis 1967, la journée du 24 juin est dédiée, en République démocratique du Congo, à la célébration du poisson. Cette date permet de mettre en lumières les richesses halieutiques du pays, mais aussi de promouvoir la pêche et l’aquaculture. Pourtant, malgré son immense potentiel aquatique, le secteur de la pêche reste souvent relégué au second plan dans les débats sur le développement du pays. Le coût élevé du poisson frais fait l’affaire des vendeurs des vivres frais dans un pays ou les chinchards (connu localement comme mpiodi ou thomson), ces poissons importés d’Afrique australe sont rois. Pendant ce temps, l’industrie de la pêche, toujours artisanale, peine à se moderniser, malgré les multiples promesses et engagements des autorités.

En 2025, le pays a acquis plusieurs bateaux de pêche pour relancer le secteur mais les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes. En RDC, les richesses naturelles sont réduites aux mines. Avec du cuivre, du cobalt, de l’or, du coltan ou encore du diamant dans son sous-sol, la RDC est souvent présentée comme un « scandale géologique ».

Avec 80 millions d’hectares de terres arables (5e plus grand total mondial), la RDC peut également devenir le grenier alimentaire africain. A son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi avait initié « la revanche du sol sur le sous-sol » pour booster l’agriculture. En parallèle, les réserves halieutiques sont encore immenses. Porté par le lac Tanganyika, le plus poissonneux au monde, et le fleuve Congo, la RDC possède un potentiel halieutique estimé 700.000 tonnes de poissons par an. En Afrique, seuls l’Égypte, le Nigéria et le Maroc peuvent rivaliser, notamment grâce à leurs étangs piscicoles. Mais pour le cas de la RDC, ces réserves sont à l’état sauvage et naturel.

Exploité, le secteur halieutique peut devenir un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de sécurité alimentaire. Dans le pays, des centaines de milliers de familles vivent directement ou indirectement de la pêche, de la transformation, du transport et du commerce des produits halieutiques. Dans plusieurs provinces, le poisson constitue la principale source de protéines pour les populations. Pourtant, ce potentiel demeure largement sous-exploité.

Le 7 mars 2021, le président Félix Tshisekedi a déclaré, lors d’un échange avec les pêcheurs de Kinshasa, avoir trouvé la clé pour résoudre les problèmes alimentaires des Congolais. La pêche était cette clé. Sept mois plus tard, le gouvernement commandait plus de 20.000 tonnes de poissons en Namibie.

À l’occasion de la Journée nationale du poisson, Authentic360 vous plonge au cœur d’une industrie censée être la clé du développement du pays mais qui reste encore embryonnaire.

Authentic360.cd

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