Aide humanitaire : 350 travailleurs tués en 2025, UNFPA appelle à protéger les maternités

La protection des femmes enceintes, des mères et des nouveau-nés doit rester une priorité, même dans les zones frappées par les conflits et les crises humanitaires. C’est l’appel lancé par Diene Keita, directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août.
Dans une déclaration, Diene Keita rend hommage aux femmes qui continuent de protéger la vie malgré les violences, mais aussi aux travailleurs humanitaires et aux professionnels de santé qui interviennent auprès d’elles dans des contextes souvent dangereux.
Le bilan de leur engagement reste lourd. 350 travailleurs humanitaires ont été tués en 2025, portant à plus de 1 000 le nombre de victimes au cours des trois dernières années. Par ailleurs, plus de 1 400 attaques contre les services de santé ont été recensées en 2025, faisant près de 2 000 morts parmi les civils, notamment des professionnels de santé et leurs patients.
Les maternités au cœur des crises
Dans plusieurs zones de conflit, les infrastructures sanitaires et les services dont dépendent les femmes sont attaqués précisément au moment où les besoins sont les plus importants. Des sages-femmes, médecins, ambulanciers et travailleurs sociaux sont également exposés aux violences.
L’UNFPA indique que certaines structures de santé qu’il soutient ont été endommagées, pillées ou détruites, notamment à Gaza, au Liban, au Soudan du Sud, au Soudan et en Ukraine.
Pour Diene Keita, ces situations ne doivent pas priver les femmes de soins essentiels.
« La maternité doit être protégée, même dans les crises les plus graves », insiste-t-elle.
Elle appelle au respect du droit international humanitaire, à l’ouverture d’enquêtes sur les violations et à ce que leurs auteurs soient tenus responsables.
Maintenir les soins malgré les urgences
La responsable de l’UNFPA rappelle que le maintien des services de santé sexuelle et reproductive permet aux femmes d’accéder à du personnel qualifié pour leur accouchement, à des structures sûres et aux soins obstétricaux d’urgence.
Ces services sont également essentiels pour les survivantes de violences sexuelles, qui doivent pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale et d’un accompagnement adapté.
Des maternités fonctionnelles, des chaînes d’approvisionnement médicales stables et des professionnels de santé protégés constituent ainsi, selon l’UNFPA, les bases de la sécurité maternelle en période de crise.
Diene Keita réaffirme enfin l’engagement de l’UNFPA auprès des femmes, des filles et des personnels en première ligne.
« Fournir des services de santé et de protection sexuelles et reproductives en situation d’urgence n’est pas une option : cela sauve des vies et est essentiel à toute intervention d’urgence », affirme-t-elle.
Elle appelle la communauté internationale à protéger les mères et les nouveau-nés et à garantir aux travailleurs humanitaires et aux professionnels de santé un accès sûr et sans entrave aux populations ayant besoin d’assistance.











