Afrique : l’Éthiopie et l’Érythrée au bord d’une nouvelle guerre

Les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée s’intensifient avec les combats dans le nord de l’Éthiopie et l’avancée des forces éthiopiennes vers Zalambessa, une ville située près de la frontière érythréenne.
Selon des informations rapportées mercredi 14 octobre par l’Agence France-Presse (AFP), l’armée éthiopienne et ses alliés se rapprochaient de cette localité stratégique, dans un contexte marqué par des accusations réciproques d’ingérence militaire.
Un habitant cité par l’AFP a indiqué que les forces éthiopiennes se trouvaient à environ cinq kilomètres au sud de la ville, tandis que des soldats érythréens auraient été aperçus à sa périphérie nord.
Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), engagé dans de nouveaux combats contre les forces fédérales éthiopiennes. L’Érythrée rejette ces accusations et estime que les déclarations éthiopiennes menacent sa souveraineté.
Sur le plan diplomatique, les deux pays ont saisi le Conseil de sécurité des Nations unies pour défendre leurs positions respectives. Les affrontements dans la région du Tigré font craindre une extension du conflit et une confrontation directe entre les deux États voisins.
L’Éthiopie et l’Érythrée ont déjà été en guerre entre 1998 et 2000, un conflit frontalier meurtrier. Le rapprochement amorcé en 2018 avait permis une normalisation de leurs relations, avant une nouvelle dégradation liée aux tensions politiques et militaires dans le nord de l’Éthiopie.
Christian Matondo









