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Journalistes tués : l’ONU dénonce l’impunité et réclame justice

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À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée chaque le 2 novembre, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a dénoncé la persistance des violences contre les professionnels des médias et réclamé des enquêtes ainsi que des poursuites contre les auteurs de ces crimes.

« Encore et encore, à travers le monde, les journalistes paient un lourd tribut pour avoir simplement dit la vérité », a déclaré António Guterres dans son message à l’occasion de cette journée.

Selon le chef de l’ONU, au moins 34 journalistes ont été tués au cours de l’année écoulée. Il souligne également que six assassinats de journalistes sur sept restent impunis. Dans les situations de conflit, ce taux avoisine même les 100 %.

« Cette impunité est un affront odieux envers les victimes et leurs proches, mais aussi envers chacune et chacun d’entre nous, qui comptons sur les journalistes pour rester informés et mobilisés », a-t-il déploré.

António Guterres a rappelé le rôle essentiel des professionnels des médias dans l’information du public et la demande de redevabilité aux détenteurs du pouvoir. Pourtant, ces derniers continuent de subir des menaces, du harcèlement, des poursuites judiciaires, des agressions physiques, des détentions, des actes de torture et parfois des assassinats pour avoir simplement exercé leur métier.

Le secrétaire général de l’ONU a toutefois salué les progrès réalisés depuis le lancement, en 2013, du Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Il a notamment indiqué que, dans les pays qui ne sont pas en situation de conflit armé, le taux d’impunité pour ces crimes est passé de 94 % à 70 %.

« Mais nous devons aller plus loin », a-t-il insisté, appelant à enquêter sur chaque affaire, à poursuivre tous les auteurs de crimes contre les journalistes et à mettre fin aux agressions en ligne.

Pour António Guterres, rien ne devrait empêcher les journalistes d’exercer leur métier, indispensable au respect des droits humains, à la démocratie et à l’État de droit.

« Lorsque des journalistes sont pris pour cible et réduits au silence, tout le monde en paie le prix », a-t-il conclu, réclamant justice pour les victimes et leurs familles.

En République démocratique du Congo, les journalistes évoluent également dans un climat d’insécurité marqué par des arrestations, des agressions, des menaces et des pressions contre les médias. Selon Reporters sans frontières (RSF), la RDC demeure l’un des pays les plus dangereux pour les professionnels de l’information dans la région des Grands Lacs, avec cinq journalistes tués depuis 2021, dont quatre dans les provinces de l’Est.

Le rapport de RSF et de Journalistes en danger (JED), publié en mars 2026, relève également que près de la moitié des quelque 500 journalistes arrêtés dans les Grands Lacs au cours des dix dernières années l’ont été en RDC. L’organisation dénonce une impunité persistante autour des exactions commises contre les reporters.

Ivonne Isangola

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