Semaine nationale du climat : la RDC explore les opportunités des marchés carbone

Les opportunités économiques et environnementales offertes par les marchés carbone à la République démocratique du Congo (RDC) ont été au centre de l’intervention d’Assani Ongala Hassan, directeur général adjoint du Fonds forestier national (FFN), jeudi, lors de la deuxième édition de la Semaine nationale du climat, organisée du lundi au vendredi à Kinshasa.
Placée sous le thème « La RDC à l’ère du développement des marchés carbone : opportunités et perspectives d’avenir », cette édition se tient au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale.
Au cours de son intervention, Assani Ongala Hassan a présenté le fonctionnement des marchés carbone, leur évolution ainsi que les règles régissant les échanges internationaux de crédits carbone.
Il a rappelé que les préoccupations liées aux émissions de gaz à effet de serre ont progressivement conduit les États à mettre en place des mécanismes visant à limiter leur impact sur le climat. À cet égard, il a notamment évoqué le Protocole de Kyoto et les engagements pris par les pays développés en matière de réduction des émissions.
Le responsable du FFN a également mis en évidence le rôle des ressources naturelles dans la séquestration du carbone, particulièrement les forêts et les tourbières. Ces écosystèmes constituent d’importants réservoirs de carbone et représentent, à ce titre, des atouts pour le développement des marchés carbone en RDC.
Une autre partie de son intervention a porté sur l’article 6 de l’Accord de Paris, qui définit le cadre de la coopération internationale en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et prévoit des mécanismes d’échange de crédits carbone.
Il a notamment expliqué les dispositions des articles 6.2 et 6.4, qui encadrent respectivement les approches coopératives entre États et un mécanisme international de crédit carbone.
Assani Ongala Hassan a par ailleurs abordé le système des quotas d’émissions appliqué à certaines entreprises. Ce dispositif fixe des plafonds d’émissions que les entreprises concernées doivent respecter, sous peine de sanctions en cas de dépassement.
Il a également insisté sur la nécessité de disposer de règles, de normes et d’instruments adaptés pour garantir l’organisation et le bon fonctionnement du marché des crédits carbone, évoquant les travaux engagés à cet effet jusqu’en 2025.
Dotée d’importantes ressources forestières et de vastes étendues de tourbières, la RDC dispose d’un potentiel considérable pour participer au développement des marchés carbone. La valorisation de ces ressources représente ainsi un enjeu économique, mais aussi un levier de protection de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques.
La maîtrise des mécanismes de coopération, des conditions de production des crédits carbone et des règles régissant les transactions internationales constitue dès lors un préalable pour permettre au pays de tirer pleinement profit de ces opportunités.
L’intervention d’Assani Ongala Hassan s’inscrit dans les réflexions de cette deuxième édition de la Semaine nationale du climat, consacrée aux perspectives de développement des marchés carbone en RDC.
Ivonne Isangola










