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Marche de la C64 : les manifestants réclament le départ de Tshisekedi en 2028

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Les manifestants de la coalition C64 ont réclamé ce mardi à Kinshasa le départ du président Félix-Antoine Tshisekedi en 2028, tout en dénonçant le projet de changement de la Constitution. Des slogans hostiles au chef de l’État et au régime en place ont accompagné le cortège tout au long de la marche.

Parmi les slogans scandés par les participants figurait notamment : « Tshilombo obomi mboka », qui signifie en lingala « Tshilombo a détruit le pays ».

D’autres manifestants ont directement mis en cause la durée du pouvoir du chef de l’État. « Tshilombo doit partir en 2028. Qu’on le veuille ou pas, il doit quitter le pouvoir », a déclaré l’un d’eux sur le boulevard Triomphal.

La mobilisation avait débuté peu avant midi au rond-point Kasa-Vubu, dans la commune de Bandalungwa. Le cortège a ensuite emprunté l’avenue Kasa-Vubu, Shaba et l’avenue de l’Enseignement avant de rejoindre le boulevard Triomphal, où se trouve le nouveau point de chute près du siège de l’ECiDé, en face du stade des Martyrs.

La marche s’est déroulée sous un important dispositif policier et militaire. Sur l’itinéraire entre Kasa-Vubu et le boulevard Triomphal, aucun incident majeur n’a été constaté. Des militants de l’UDPS, communément appelés « Force du Progrès », étaient également visibles sur le boulevard Triomphal, sans affrontement constaté à cet endroit.

La situation a été plus tendue à Limete, notamment vers la 11e Rue, où des affrontements ont été signalés entre des manifestants et des personnes présentées comme appartenant à la Force du Progrès. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

La C64 n’a finalement pas pu atteindre le Palais du peuple pour y déposer son mémorandum. Le Parlement y tenait ce mardi sa rentrée parlementaire, tandis que les autorités avaient interdit l’accès des manifestants à ses abords.

Cette mobilisation s’inscrit dans la contestation du projet de changement de la Constitution porté par le pouvoir. La C64 avait retenu comme point de chute le secteur situé près du siège de l’ECiDé, après un compromis conclu lundi soir avec les autorités provinciales.

JL

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