Dialogue national : Patrick Muyaya refuse de faire de l’AFC/M23 une condition des discussions à Kinshasa

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a rejeté ce jeudi l’idée de considérer la participation des acteurs de l’AFC/M23 au dialogue national annoncé à Kinshasa comme une condition à la réussite des discussions. Il s’est exprimé sur Radio Okapi, dans l’émission « Dialogue entre Congolais », consacrée à l’annonce faite le 27 août dernier par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Interrogé sur la nécessité, pour les acteurs de l’AFC/M23 engagés dans le processus de Doha, de participer également au dialogue de Kinshasa, Patrick Muyaya a estimé qu’une telle approche risquerait de « renforcer ceux qui ont pris les armes ».
« Non mais là, c’est aussi une manière pour nous de renforcer ceux qui ont pris les armes. Parce qu’ici la question, les amis de l’opposition qui se sont exprimés à ces sujets, ici il faut qu’ils évitent aussi l’ambiguïté », a déclaré le ministre.
Patrick Muyaya a également appelé les acteurs de l’opposition qui se prononcent sur le dialogue à clarifier leur position, estimant qu’ils ne doivent pas apparaître comme un relais politique des groupes armés.
« Il faut qu’ils évitent de laisser penser que eux, c’est les béquilles à travers lesquelles les supplétifs s’appuient pour penser s’y repositionner dans ces dialogues nationaux », a-t-il affirmé.
Le ministre a poursuivi en dénonçant le maintien, selon lui, d’un lien entre les groupes armés et leurs soutiens extérieurs, évoquant « le père qui donne des armes pour tuer des Congolais ».
Le chef de l’Etat avait annoncé, le 27 août, la convocation d’un dialogue national dans un contexte marqué par la recherche d’une issue politique et sécuritaire à la crise dans l’Est de la RDC.
Pour le ministre de la Communication et Médias, ce processus doit notamment contribuer à la paix, à la cohésion nationale et à la défense de la souveraineté du pays.
La question de la participation des différents acteurs, notamment ceux engagés dans le processus de Doha, demeure ainsi au cœur des débats autour de ce dialogue annoncé à Kinshasa.
MNM









