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RDC : le désarmement des FDLR se précise, Kinshasa évoque une relocalisation

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Le processus de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR entre dans une nouvelle phase en République démocratique du Congo. Kinshasa affirme que les responsables politiques et militaires du mouvement ont donné leur accord aux principes du protocole signé fin juillet, tandis que les modalités pratiques de sa mise en œuvre restent encore à finaliser.

Dans une interview accordée à RFI, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a assuré que les deux composantes des FDLR, politique et militaire, avaient adhéré au processus. Selon lui, Victor Byiringiro, responsable politique de la branche FOKA, a signé le document au nom du mouvement, avec l’aval de la branche militaire.

Cette étape doit désormais être suivie par la mise en place du dispositif opérationnel. Un projet de plan d’opération, un chronogramme ainsi qu’une proposition de budget existent déjà, mais leur validation est toujours attendue.

Le gouvernement congolais se veut toutefois rassurant sur le délai. Floribert Anzuluni assure que le processus devrait avancer rapidement, compte tenu de l’urgence liée à la présence des FDLR dans l’est du pays.

Une autre question reste au centre des discussions : le devenir des combattants qui ne souhaiteraient pas retourner au Rwanda. Kinshasa affirme avoir obtenu l’accord d’un pays africain pour accueillir certains d’entre eux dans le cadre d’une relocalisation.

Le nom de cet État n’a pas encore été communiqué. Le ministre explique que les discussions se poursuivent et que l’annonce pourrait intervenir prochainement. Les combattants disposés à rentrer au Rwanda pourraient suivre cette voie, tandis que ceux qui ne le souhaitent pas auraient la possibilité d’être relocalisés dans un ou plusieurs autres pays.

Le nombre exact de combattants concernés reste également à établir. Les estimations disponibles varient fortement selon les sources. Pour Kinshasa, l’identification sur le terrain devra permettre de déterminer les effectifs réels avant le cantonnement et la démobilisation.

« Le plus important aujourd’hui, c’est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont être identifiés de pouvoir y participer », a expliqué Floribert Anzuluni à RFI.

Le gouvernement congolais présente ce protocole comme une étape destinée à mettre fin à une question sécuritaire qui alimente depuis plusieurs années les tensions dans la région des Grands Lacs. Sa réussite dépendra désormais de la validation du calendrier, de l’identification des combattants et de la mise en œuvre effective des différentes options prévues.

Source : RFI, titre de Authentic360

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